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Etape |
Date d'arrivée |
Lieu |
Province |
Protagonistes (+moi) |
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A |
01/07 |
Désert au sud de Xilinhaote |
Mongolie intérieure |
Hubert, Luc |
Jour 1 : Jeudi 30 Juin 2006
Après une soirée d'adieu avec tous mes amis de Xian, dont certains ont quitté la Chine et ne sont plus présents cette année, je prends le train direction Pékin à 3:00 du matin. Ce voyage fut le pire voyage que j'ai fait en Chine. Je m'y suis pris un peu en retard (le jour même...) pour acheter mon billet et je me suis retrouvé avec un billet "wuzuo" (=sans place). Jusqu'ici tout va bien mais la fin de l'année scolaire fait que tous les étudiants chinois rentrent dans leur contrée d'origine et, quand je dis tous les étudiants chinois, ça fait beaucoup de monde. Bref, j'ai passé 13 heures debout dans un wagon digne des heures de pointe du métro parisien. J'arrive à Beijing comme prévu à 16h00...
Jour 2 : Vendredi 1 Juillet 2006
Arrivé à Beijing, je rejoins Hubert qui sort du travail et qui a à coeur de me présenter la "Beijing night life". Je profite de mon passage éphémère à Beijing pour retrouver mon pote Mog qui fait son stage à une centaine de kilomètres de Beijing et qui passe tous ses week-ends sur Pékin. Se joint également à nous Luc, un pote d'ISF Nantes, qui fait également son stage sur Pékin. Après un repas au 巴西烤肉(barbecue brésilien), où on fait une orgie de viandes de toutes sortes, on fait le tour des boîtes de Beijing jusqu'au petit matin...
Jour 3 : Samedi 2 Juin 2006
A 6:00 du matin, on retrouve le chauffeur avec qui la négociation fut acharné la veille et qui doit nous amener, Hubert, Luc et moi, pour la Mongolie intérieure. L'endroit que nous visons est un lac (Dalinuoer) qu'on doit atteindre après la traversée d'un désert de 40 kilomètres.
Hubert connaît bien les environs car il travaille dans un projet de développement d'un parc éolien dans la région. Il est d'ailleurs là pour deux raisons : la première dans le but de s'évader de Pékin et de se faire une mission aventure comme on les aime; la deuxième, professionelle, pour mettre en place un contrat entre sa boîte et le chef du village mongol (surnommé "le mafieux") afin que ce dernier veille au bon fonctionnement des mâts de mesure de la boîte. J'aurai d'ailleurs un rôle intéressant à jouer dans ces négociations...
Nous voilà donc arrivé à l'entrée d'un désert de 40 kilomètres et on se donne deux jours pour le parcourir, équipés de cartes et boussole. Il est 16:00 quand on se lance, on fait quelques courses mais on a du mal à trouver des mets propices à la randonnée dans ce village où le taxi nous a laissé et qui ressemble à un no man's land. On sort d'un magasin avec des 馒头 (pains chinois pas très apétissants...) et les incourtounables 方便面 (pâtes pratiques littéralement...).
On marche quelques heures en maintenant le cap Nord-Est dans ce qui ressemble plus à une plaine aride qu'un désert de dunes, mais qui reste néanmoins très charmant:


Vient l'heure de poser le bivouac et du repos pas mérité :

Le soleil se couche et le spectacle est splendide :




Un petit de feu de camp car, en mission, comme on dit, "pas de feu, pas de soirée!". Luc en profite pour flamber ses pains chinois...ce qui ne les rendra pas meilleurs!

Une nuit étoilée et bien fraîche fait suite à cette soirée.
Jour 4 : Dimanche 2 Juin 2006
Reveil assez tôt, Hubert a même vu le lever de soleil mais n'est pas parvenu à nous réveiller, Luc et moi, pour y assister. On continue à marcher dans la même direction et on tombe très vite sur une maison de bergers mongols. Ca tombe bien, on n'a plus rien à boire, ni à manger et les règles de l'hospitalité mongol nous feront le plus grand bien! Cette famille nous accueille comme des rois, nous fait boire du thé au lait que je n'avais pas encore trouvé en Chine continentale et, plus étonnant encore, nous donne du fromage à manger! On sympathise avec les enfants de la famille (2 filles et un garçon) et on apprend quelques mots de mongol (sénou pour bonjour et tarakhala pour merci!). On apprécie énormément l'aspect désinteressé à notre égard de ces gens-là. On sent toute l'importance de l'hospitalité envers le voyageur chez ce peuple de semi-nomades. On apprend d'ailleurs qu'ils ne vivent pas ici toute l'année, qu'ils migrent vers la ville lorsque le climat ne permet plus de pâturer.
Le père de famille :
Jour 4 : Dimanche 2 Juin 2006
Reveil assez tôt, Hubert a même vu le lever de soleil mais n'est pas parvenu à nous réveiller, Luc et moi, pour y assister. On continue à marcher dans la même direction et on tombe très vite sur une maison de bergers mongols. Ca tombe bien, on n'a plus rien à boire, ni à manger et les règles de l'hospitalité mongol nous feront le plus grand bien! Cette famille nous accueille comme des rois, nous fait boire du thé au lait que je n'avais pas encore trouvé en Chine continentale et, plus étonnant encore, nous donne du fromage à manger! On sympathise avec les enfants de la famille (2 filles et un garçon) et on apprend quelques mots de mongol (sénou pour bonjour et tarakhala pour merci!). On apprécie énormément l'aspect désinteressé à notre égard de ces gens-là. On sent toute l'importance de l'hospitalité envers le voyageur chez ce peuple de semi-nomades. On apprend d'ailleurs qu'ils ne vivent pas ici toute l'année, qu'ils migrent vers la ville lorsque le climat ne permet plus de pâturer.
Le père de famille :

La mère de famille :
La fille aînée :

Nous trois accompagnés de la famille, juste avant de partir :

Après avoir passé la plus grande partie de la matinée chez nos hôtes d'infortune, on reprend la route, les gourdes pleines de thé au lait, toujours vers ce fameux lac et le paysage devient de plus en plus aride et les yourtes mongols font leur apparition au fur et à mesure que les heures défilent :



On passe de propriétés en propriétés sans jamais savoir où se trouvent les propriétaires de ces espaces désertiques...

On tombe sur cette yourte où nous feront une pause. On aura également droit à un accueil hors norme avec du thé au lait et ce fromage qui nous remet d'aplomb.

Le père de la famille nous confirme qu'on est sur la bonne direction sous le regard de sa femme :

Le rituel de la photo de groupe avant de partir avec la famille :

Le soleil va bientôt se coucher et on trouve vite un endroit où dormir :

Plus de pains à flamber mais une soirée de discussions sympathiques autour du feu :

Jour 5 : Lundi 3 Juin 2006
Reveillés par une pluie fine, on prend la route avec la contrainte d'atteindre le lac à la fin de la journée. En effet, on est lundi et Hubert n'est pas censé faire de la randonnée en Mongolie intérieure mais devrait être dans son bureau à Pékin... Plus sérieusement, il doit être demain dans le village de Huitanghe pour mettre au point ce fameux contrat avec le mafieux local. Cette contrainte n'enlève rien à notre enthousiasme :
Reveillés par une pluie fine, on prend la route avec la contrainte d'atteindre le lac à la fin de la journée. En effet, on est lundi et Hubert n'est pas censé faire de la randonnée en Mongolie intérieure mais devrait être dans son bureau à Pékin... Plus sérieusement, il doit être demain dans le village de Huitanghe pour mettre au point ce fameux contrat avec le mafieux local. Cette contrainte n'enlève rien à notre enthousiasme :

Mais, on est toujours à cours de vivres et on doit vite trouver un endroit pour s'approvisionner, ce qui sera chose faite aux alentours de midi. On nous accueille toujours très bien. La mère de famille est à nos petits soins :

On se rend malheureusement compte qu'on arrivera pas à temps au lac. En effet, un petit rythme toute la matinée ne nous a pas fait avancer.. On décide alors de s'arranger avec le père de famille pour qu'il nous amène à la sortie du désert dans son camion. Ce voyage fut pour le moins épique avec un camion sans amortisseurs sur une route où même les 4x4 auraient du mal à avancer. On en garde un très bon souvenir :

Le père de famille nous amène alors chez des membres de sa famille où on a encore une fois droit à un accueil chaleureux. Il doit nous mettre en contact avec quelqu'un qui nous amènerait au village de Hutanghe que nous devons atteindre ce soir.
Dans ce foyer, trois générations sont représentées. Ici, la grand-mère...

...et sa petite fille:

On monte alors dans la voiture de celui qui nous accompagnera vers le village. On s'étonne de le voir s'arrêter après une trentaine de kilomètres pour veiller au bon pâturage de ses moutons qu'il a délégué à un autre homme!

On arrive au village et Hubert va vérifier le bon fonctionnement d'un de ses mâts de mesure du vent.
On arrive au coucher de soleil à l'hôtel dirigé par le mafieux. On se repose un peu et entame les discussions concernant le contrat du mafieux. Je sers un peu d'interprète entre Hubert et son interlocuteur. La négociation se fait dans la bonne humeur et le mafieux signera le contrat proposé par Hubert sans revenir sur aucun point. C'est donc satisfaits qu'on va se coucher. Le personnage du mafieux est très intéressant: il est Han mais a vécu toute sa vie en Mongolie intérieure et parle couramment le mongol. Il aime plaisanter et s'avère être très sympathique. On verra s'il respecte le contrat.
Jour 6 : Mardi 4 Juin 2006
Hubert a du travail a faire sur le site et, vu qu'il s'agit essentiellement de prendre des photos, on l'accompagne durant la matinée. Cette activité attire naturellement l'activité des villageaois :

'
Pendant qu'on monte une colline pour prendre des photos du site, le mafieux part à la cueillette de champignons et est très heureux de sa récolte :

Midi approche, je dois prendre mon car pour Pékin pour enchaîner dans un train pour Shanghai. Je laisse Luc et Hubert ici et le mafieux m'accompagne au premier péage de l'autoroute pour y attrapper un bus pour Pékin :

J'arrive à Pékin vers 22h00 et je file chez Hubert qui m'a laissé les clefs de son appartement. Mon train pour Shanghai est le lendemain à 15h00.
A retenir : le soir de France-Brésil (1/4 de finale du mondial), je dormais à la belle étoile dans un désert de Mongolie intérieure...
A venir : China tour 2006 n°2 : Shanghai Hangzhou Suzhou
par Karim
publié dans :
China tour été 2006








