Deuxième partie du tour d'Indochine 2007

Phnom Penh

Phnom Penh
Nous arrivons à Phnom Penh le 5 Février, depuis la ville de Strung Treng, première ville au nord du cambodge. La phisionomie du Cambodge et les infrastructures routières très centralisées sur la capitale font que nous serons contraints de repasser par Phnom Penh plusieurs fois, ce qui n'est bien sûr pas idéal dans un road trip...Nous passerons donc deux jours à Phnom Penh avant de partir à la decouverte des temples d'Angkor, dans le nord Ouest du pays.
Nous visitons le musée national et découvrons alors l'architecture Khmère:



GOHSTS OF TUOL SLENG

Angkor
Nous arrivons à Siem Reap, ville la plus proche des temples d'Angkor, dans la soirée du 7 Février. Nous passerons trois jours magnifiques. Je partais avec un niveau de connaissance quasi-nul sur la civilisation khmère, et j'ai été tout simplement émerveillé par l'endroit. Il faut savoir qu'à son apogée, vers le 12 ème siècle, la cité d'Angkor était la cité la plus peuplée au monde pendant que Londres ne comptait que 10 000 habitants. On peut aussi ressentir l'évolution de l'hindouisme vers le bouddhisme (Boudha est un avatar de Vishnu) dans les temples construits au fil des siècles, ce qui a ensuite influencé toute la région et les magnifiques bas-reliefs relatent les épopées du Ramayana, l'équivalent de l'Iliade et l'odysée pour la civilisation grecque. C'est d'ailleurs un autre fait marquant de la visite : il y a énormément de parallèles entre les cultures grecque, romaine et hindouiste. Les mythologies sont très similaires. La langue sanscrite qui est une langue à déclinaisons a de nombreuses caractéristiques en commun avec le grec et le latin.
Un Brahma à 4 têtes sur la porte Sud de la cité d'Angkor Thom
Un cheval à cinq têtes sur la terrasse des éléphants
Le Bayon, au coeur de Angkor Thom, utilise la masse des tours à visage pour créer une montagnes de pierre avec des pics de plus en plus hauts
Ta Phrom, temple où la nature a repris ses droits...
Dans Ta Phrom, les arbres entrelacent les pierres de leurs racines (ici, un fromager)
Atmosphère particulière de Ta Phrom
Le ficus tisse un réseau plus ou moins serré de fines racines
Coucher de soleil sur Angkor Wat
Le Cambodge a les marques de cigarettes les plus surprenantes au monde...

Le ficus aide la porte est de Ta Som à tenir debout
Soleil couchant sur le Bayon
Lever de soleil sur Angkor Wat
Angkor Wat, majestueux, à la lumière de l'aube
Asparas, êtres célestes, récompense des guerriers morts héroïquement au combat
Deuxième plongeon dans l'univers de Ta Phrom
Racines de fromager
Explication sur ce phénomène pas commun : ces arbres naissent et s'accrochent dans une fissure quelque part sur la structure supérieure des bâtiments, là où généralement un oiseau a déposé la semence, puis ils tendent leurs racines vers le sol.
Preah Khan, plus qu'un temple, une université bouddhique dans une ville considérable
Phnom Penh
"Same same", l'hymne de l'Indochine, sur un mur dans le quartier des ghuest-houses
Le palais royal, en plein coeur de Phnom Penh
Architecture coloniale
Sihanoukville
Coucher de soleil sur Victory beach
Mission à vélo pendant deux jours dans la réserve Ream
"L'eau est trop chaude", Sylvain, 16 Février 2007
Particularité de cette réserve, la mangrove : la végétation qui pousse dans l'eau
Coucher de soleil reposant après une journée de vélo
Premier camp au Cambodge, sur une plage sauvage
Pause déjeuner sur le retour à Sihanoukville
Vendeuse sur le marché de Sihanoukville
A venir : Troisième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Vietnam
Nous visitons le musée national et découvrons alors l'architecture Khmère:

Nous comprenons aussi que le Cambodge est un pays déchiré par une guerre civile finie depuis très peu, et que l'histoire récente du Camboge vient ternir la fabuleuse épopée de la cité khmère d'Angkor. Nous découvrons à cet égard le musée Toul Sleng du génocide. A l'origine, il s'agissait d'un lycée de Phnom Penh. Entre 1975 et 1979, il a été la prison qu'utilisaient les Khmers rouges, sous le nom de "S-21". Celle-ci a servi de centre d'interrogation, tout particulièrement pour les personnes éduquées et les élites : docteurs, professeurs, militaires, et haut-fonctionnaires. Le régime ne faisait aucune discrimination dans le choix de ses victimes : même des enfants, quelques-uns encore nourissons, faisaient partis des détenus de S-21. La visite est très émouvante et le recueillement d'abord, puis le dégoût et la haine nous envahissent.


Stefen V. Jensen, un artiste venu visiter le musée quelques-années auparavant, exposait ses photos et j'ai trouvé son texte très émouvant. Je l'ai réécris tel quel :
GOHSTS OF TUOL SLENG
As everyone else who has visited Tuol Sleng, I too have been stunned by the photos of the victims staring at me from the past.
"Ghosts of Tuol Sleng" is an attempt to shed new light on the victims of the Khmer rouge genocide, by presenting them in a different way than the usual mug shot, that everyone who visits Tuol Sleng will be familiar with.
By photographing the individual pictures in different light conditions, and with visitors to the museum interacting, my aim is to revitalize the victims, show them as human beings - who like you and I - just wanted to live but never got the chance, dehumanized by a gruesome regime.
None of the pictures are manipulated, but are the reflections of the light cast by the images on the glass that protects the photos.
Photographing the reflection of the image instead of the image itself, a ghostlike feeling passes through the pictures.
According to popular Khmer belief, a person who hasn't been given a proper burial will have to live on as a ghost, unable to find peace. While shooting the pictures, this was unknown to me.
When a person dies in Cambodia, the body is usually taken to the local monastery, where it's cremated. At the funeral, Buddhist monks will chant prayers, to comfort the family and give the mortal's soul a safe passage to the after life.
The fact that none of the Tuol sleng inmates were given a proper burial after being executed in the killing fields at Choeung Ek - 15 km outside Phnom Penh - is a continuing source of suffering for surviving family members.
Of Tuol Sleng 20.000 inmates, only 7 survived.
Contrary to popular belief - we can only hope that the victims of Tuol Sleng have been able to find peace, and won't have to live like ghosts in the afterlife. It's hard to imagine that their suffering should continue after what they have endured. I prefer to believe that it didn't.
Dans une salle proche de la fin du musée, sont exposées des panneaux décrivant des piliers du régime des Khmers rouges et, chose peu étonnante, des insultes (très probablement...) en khmère recouvrent les portraits de ces dirigeants, attestant de la fraîcheur des évènements...:
"Ghosts of Tuol Sleng" is an attempt to shed new light on the victims of the Khmer rouge genocide, by presenting them in a different way than the usual mug shot, that everyone who visits Tuol Sleng will be familiar with.
By photographing the individual pictures in different light conditions, and with visitors to the museum interacting, my aim is to revitalize the victims, show them as human beings - who like you and I - just wanted to live but never got the chance, dehumanized by a gruesome regime.
None of the pictures are manipulated, but are the reflections of the light cast by the images on the glass that protects the photos.
Photographing the reflection of the image instead of the image itself, a ghostlike feeling passes through the pictures.
According to popular Khmer belief, a person who hasn't been given a proper burial will have to live on as a ghost, unable to find peace. While shooting the pictures, this was unknown to me.
When a person dies in Cambodia, the body is usually taken to the local monastery, where it's cremated. At the funeral, Buddhist monks will chant prayers, to comfort the family and give the mortal's soul a safe passage to the after life.
The fact that none of the Tuol sleng inmates were given a proper burial after being executed in the killing fields at Choeung Ek - 15 km outside Phnom Penh - is a continuing source of suffering for surviving family members.
Of Tuol Sleng 20.000 inmates, only 7 survived.
Contrary to popular belief - we can only hope that the victims of Tuol Sleng have been able to find peace, and won't have to live like ghosts in the afterlife. It's hard to imagine that their suffering should continue after what they have endured. I prefer to believe that it didn't.
Yours sincerely,
Stefen V. Jensen
Stefen V. Jensen
Dans une salle proche de la fin du musée, sont exposées des panneaux décrivant des piliers du régime des Khmers rouges et, chose peu étonnante, des insultes (très probablement...) en khmère recouvrent les portraits de ces dirigeants, attestant de la fraîcheur des évènements...:

Angkor
Nous arrivons à Siem Reap, ville la plus proche des temples d'Angkor, dans la soirée du 7 Février. Nous passerons trois jours magnifiques. Je partais avec un niveau de connaissance quasi-nul sur la civilisation khmère, et j'ai été tout simplement émerveillé par l'endroit. Il faut savoir qu'à son apogée, vers le 12 ème siècle, la cité d'Angkor était la cité la plus peuplée au monde pendant que Londres ne comptait que 10 000 habitants. On peut aussi ressentir l'évolution de l'hindouisme vers le bouddhisme (Boudha est un avatar de Vishnu) dans les temples construits au fil des siècles, ce qui a ensuite influencé toute la région et les magnifiques bas-reliefs relatent les épopées du Ramayana, l'équivalent de l'Iliade et l'odysée pour la civilisation grecque. C'est d'ailleurs un autre fait marquant de la visite : il y a énormément de parallèles entre les cultures grecque, romaine et hindouiste. Les mythologies sont très similaires. La langue sanscrite qui est une langue à déclinaisons a de nombreuses caractéristiques en commun avec le grec et le latin.
Un Brahma à 4 têtes sur la porte Sud de la cité d'Angkor Thom
Un cheval à cinq têtes sur la terrasse des éléphants
Le Bayon, au coeur de Angkor Thom, utilise la masse des tours à visage pour créer une montagnes de pierre avec des pics de plus en plus hauts
Ta Phrom, temple où la nature a repris ses droits...
Dans Ta Phrom, les arbres entrelacent les pierres de leurs racines (ici, un fromager)
Atmosphère particulière de Ta Phrom
Le ficus tisse un réseau plus ou moins serré de fines racines
Coucher de soleil sur Angkor Wat
Le Cambodge a les marques de cigarettes les plus surprenantes au monde...
Le ficus aide la porte est de Ta Som à tenir debout
Soleil couchant sur le Bayon
Lever de soleil sur Angkor Wat
Angkor Wat, majestueux, à la lumière de l'aube
Asparas, êtres célestes, récompense des guerriers morts héroïquement au combat
Deuxième plongeon dans l'univers de Ta Phrom
Racines de fromager
Explication sur ce phénomène pas commun : ces arbres naissent et s'accrochent dans une fissure quelque part sur la structure supérieure des bâtiments, là où généralement un oiseau a déposé la semence, puis ils tendent leurs racines vers le sol.
Preah Khan, plus qu'un temple, une université bouddhique dans une ville considérablePhnom Penh
Nous sommes de retour dans la bruyante capitale. Nous attendons le visa vietnamien avant de partir pour Sihanoukville et le sud du Cambodge où de nombreuses plages bordent le golfe du Thailande.
"Same same", l'hymne de l'Indochine, sur un mur dans le quartier des ghuest-houses
Le palais royal, en plein coeur de Phnom Penh
Architecture colonialeSihanoukville
Nous ne sommes plus que deux, Sylvain et moi, Xav et Damien ayant anticipé la fin du voyage, et nous voilà arrivés le 14 février à Sihanoukville qui borde le golfe de Thailande. La ville en elle-même ne présente pas un grand intérêt mais la nature avoisinante, le climat et la beauté des plages (sable blanc et fin...) nous permettra de finir l'aventure cambodgienne sur un note très reposante.
La seule ombre au tableau restera le quartier de Weather Station Hill, le quartier de toutes les guesthouses, celui où tous les guidebooks vous envoient pour vous loger sans vous en dire plus. Là-bas, la prostitution est un fléau et les proxénètes sont des propiétaires de bar occidentaux et très souvent des français. Le pire, c'est que dans cette atmosphère fêtarde balnéaire, on a eu l'impression d'être les deux seuls que cela pouvait bien déranger...
La seule ombre au tableau restera le quartier de Weather Station Hill, le quartier de toutes les guesthouses, celui où tous les guidebooks vous envoient pour vous loger sans vous en dire plus. Là-bas, la prostitution est un fléau et les proxénètes sont des propiétaires de bar occidentaux et très souvent des français. Le pire, c'est que dans cette atmosphère fêtarde balnéaire, on a eu l'impression d'être les deux seuls que cela pouvait bien déranger...
Coucher de soleil sur Victory beach
Mission à vélo pendant deux jours dans la réserve Ream
"L'eau est trop chaude", Sylvain, 16 Février 2007
Particularité de cette réserve, la mangrove : la végétation qui pousse dans l'eau
Coucher de soleil reposant après une journée de vélo
Premier camp au Cambodge, sur une plage sauvage
Pause déjeuner sur le retour à Sihanoukville
Vendeuse sur le marché de SihanoukvilleUne idée des prix au Cambodge :
- 5000 riels = 1 euro
- Budget moyen par jour : 11.5 euros;
- Coût des transports : 34 euros pour 1860 kilomètres parcourus, soit 1.8 euros pour une distance de 100 kilomètres;
- Hébergement en dortoir à Phnom Penh: 1 euro;
- Buffet indien (à volonté, quartier du Lake side) : 1.5 euros;
- Coca (canette) : 1 500 riels.
A venir : Troisième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Vietnam

par Karim
publié dans :
Indochine 2007







