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Jeudi 10 mai 2007
Troisième partie du tour d'Indochine 2007

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Saigon (Ho Chi Minh city)

    Toujours à deux et un passage de frontière plus loin, Sylvain et moi arrivons à Saigon le 18 Février au soir, jour du nouvel an chinois que les vietnamiens célèbrent aussi. Les rues sont supposées êtres mortes du fait de ces festivités mais les magasins fermés ne cachent pas l'hyper-activité de la ville. Les deux-roues sont partout et il faut s'adapter très vite aux nouvelles méthodes de traversée des rues. Nous débarquons dans Pham Ngu Lao, le quartier des guest-houses où on peine à trouver un refuge bon marché. C'est chose faite après s'être baladé dans les petites impasses redécorées pour l'occasion.
    Le lendemain matin, Sylvain va chercher Frédéric, son frère, à l'aéroport. Celui-ci profite des vacances de Février en France pour rendre visite à son petit frère et ils s'apprêtent à visiter le Vietnam ensemble. Ils prennent la direction du delta du Mekong et on décide de se retrouver aux environs d'Hanoi, dans une dizaine de jours.
Je poursuis l'aventure en solo pendant ces quelques jours. La première chose que j'entreprends est de me procurer un "open-ticket" qui permet d'aller de ville en ville dans tout le pays et de s'arrêter où et quand on le souhaite.
    J'entame ensuite la visite de la ville comme j'aime le faire : deux jours de randonnée urbaine à travers les faubourgs de la capitale du sud.

Ruelles de Saigon, ornées de drapeaux pour le nouvel an

Femme âgée qui se joint à moi pour le café matinal

L'Hôtel de ville, qui sert de siège au parti communiste et qui ne se visite donc pas...

Le palais de la réunification, autrefois le symbole du gouvernement du Sud Vietnam. En 1975, l'entrée forcée des chars des Viets du Nord annonce la reunification du pays

Le bureau des postes, exemple d'architecture coloniale française

A l'intérieur de ce bureau des postes, un grand portrait de Ho Chi Minh

Vendeuse relax

Temple dans Cholon, le "quartier chinois" de Saigon

Activité impressionante dans les temples de Cholon pour le nouvel an

Temple vu de l'exterieur

Style d'immeuble à Saigon


Dalat

    J'arrive à Dalat le 21 Février à 2 heures du matin, je finis la nuit dans une ruelle près de la gare après avoir cherché en vain un hôtel ouvert. Cette ville est considérée comme le joyau des plateaux du centre du pays. La région entourant Dalat est pleine de forêts, de lacs et de cascades. Cette région est prisée par les touristes vietnamiens de la haute classe moyenne. Au réveil, je trouve enfin une chambre dans un hôtel et je loue un vélo pour visiter les alentours de la ville. Je passe alors une journée très agréable à me balader d'abord vers le sud puis vers le nord en repassant par le marché de Dalat.

Réserve au sud de Dalat

Mère et sa fille dans un magasin de fortune m'ayant fourni un repas quand j'étais à bout de forces


Le mois de Février et ses fraises...


Je me suis alors rendu compte qu'on ne trouvait pas d'artichauts en Chine...

    Le lendemain matin, je retrouve la côte en prenant la direction de Nah Trang.

Nah Trang

    Le 22 Février, j'arrive dans la vile balnéaire de Nah Trang où je compte rester deux jours plutôt "farniente". Je commence par visiter la ville et j'atteins la troisième cathédrale de mon voyage au Vietnam, signe de l'importance du catholicisme dans le pays. Après celle de Saigon et Dalat, voici donc celle de Nah Trang:



    Au nord de la ville, sur la route des tours Chams Po Nagar, construites entre le 7ème et le 12ème siècle:



    Il faut malheuresement aller bien loin pour trouver des spots de plage pas trop pollués...



    Discussion entre femmes sur la corniche:



    Ce vietnamien âgé a atteint un niveau de français très correct en lisant des livres que des voyageurs laissent lors de leur passage. Il m'a appris par ailleurs pas mal de choses sur l'évolution de la société vietnamienne:



    Le 24 Février au soir , alors que je m'apprête à quitter Nah Trang et continuer mes pérégrinations vers le nord du pays, je retrouve Sylvain et Frédéric qui prennent le même bus que moi! On échange nos expériences et je me rends compte que je suis passé à côté d'une activité exceptionnelle à Nah Trang : la plongée avec masque et tuba. Mal renseigné sur les modalités et les tarifs, je regrettais au fur et à mesure que les "Morestin brothers" prenaient un malin plaisir à me décrire les fonds marins, les coraux et les poissons de couleurs invraisemblables...Je recommande donc à quiquonque ira à Nah Trang de ne pas reproduire mon erreur.
    Le voyage solitaire s'arrête et on décide de finir le voyage ensemble.

Hoi An

    Nous arrivons à Hoi An le 25 Février au matin. Cette ville à la fois petite (76 000 habitants) et pittoresque me rappelle fortement Lijiang, dans le Yunnan, sans les groupes de 50 touristes chinois portant la même casquette et leur fameux guide dont le haut-parleur sature. C'est ici les motos -Asie du sud-est oblige...- qui remplissent leur mission de dénaturer l'endroit. La vielle ville est pourtant au patrimoine mondial de l'UNESCO et ce label devrait rendre cette partie de la ville piétonne (comme c'est le cas à Lijiang...) mais je suis de plus en plus sceptique sur le label UNESCO et ce qu'il apporte vraiment dans la conservation d'un endroit. La ville a été la première base des Chinois dans la partie sud du Vietnam et l'influence chinoise y est remarquable dans l'architecture. Il y a d'ailleurs des chambres des communes de provinces du sud de la Chine comme Canton, Fujian... Le communautarisme chinois se retrouve donc ici, même si la plupart de ces bâtiments ne sont aujourd'hui que des lieux de culte ou l'on honore la mémoire des ancêtres.

Sur la rivière Thu bon qui traverse la vielle ville

Le pont couvert japonnais

Sur la rivière Thu bon qui traverse la vielle ville


Chambre des communes d'une province chinoise

    Le lendemain matin, nous allons visiter les ruines Chams de My Son. Centre intellectuel et religieux du royaume de Champa, cet endroit est considéré comme l'homologue Cham des cités des autres civilisations du sud-est asiatique influencées par l'Inde (Angkor au Cambodge, Ayuthaya en Thailande, Bagan en Birmanie, Borobudur à Java).



Nin Binh, Tam Coc, Cuc Phuong

    Le 27 Février au petit matin, nous arrivons à Ninh Binh, petite ville de 53 000 habitants au sud de Hanoi. Depuis Ninh Binh, nous prévoyons de visiter les grottes de Tam Coc dans une region qu'on appelle "la baie d'Halong des rizieres" et la réserve naturelle de Cuc Phuong.
Cette région étant relativement peu touristique, aucun transport en commun ne va à la réserve et on doit s'arranger avec des motards pour atteindre cette véritable jungle.

Sylvain a un sourire de façade qui cache mal son angoisse quant aux capacités à conduire de ce motard

    Au milieu de la réserve, un arbre vieux de mille ans qui a eu le temps de grandir...



    Le lendemain, nous louons des vélons pour parcourir la dizaine de kilomètres nous séparant des grottes de Tam Coc.

On voit des choses pas très ordinaires sur notre trajet...

vietnam_reduit_2_p1090616.jpgBallade en bateau dans la "baie d'Halong des rizières"

Au nord Vietnam, plus systématique qu'au Sud : les hommes portent le casque Viet Cong et les femmes le chapeau traditionnel vietnamien

On passe dans trois grottes de ce style

Dans la première grotte...

Dans la deuxième grotte...

Avant d'entrer dans la troisième grotte.

Baie d'Halong

    Le soir, nous prenons le bus pour Hanoi que nous atteignons au bout de deux petites heures. Nous trouvons rapidement une guesthouse et réservons une croisière de deux jours pour la fameuse baie d'Halong. Le 1 Mars, nous arrivons donc à la baie d'Halong.


   
    Le bateau fait un arrêt dans une grotte qui rappelle des décors d'Indiana Jones.


Stalactites

Stalagmites

    La croisière sera magnifique et les autres voyageurs sont très sympathiques, nous passerons un bon moment avec Clémence, une française, et un couple de Belges. On fera du Kayak au milieu de ce décor de rêve et on plongera depuis la plateforme supérieure du bateau.
    Des photos
en vrac de cette crosière :

























    Les marchés flottants vendant des fruits exotiques hors de prix pour touristes naïfs:







Hanoi

    On est de retour à Hanoi le 2 Mars au soir et on attend le lendemain pour visiter la ville. Les rues d'Hanoi sont encore plus bruyantes et denses que celles de Saigon, son homologue au sud. Cependant, on a désormais l'habitude de ces villes où les 2 roues sortent de tous les coins de rue et on n'a plus aucun mal à traverser les rues...
    On commence par visiter le vieux quartier et ses marchés:



    Puis, on tombe sur ces pompes funèbres qui présentent l'exemple de la tombe de Britney Spears comme argument de vente...



     Rues grouillantes dans la capitale du Vietnam:







    Plein de fruits "qu'on n'a pas chez nous":



    Vous l'aurez reconnu, l'ancien bus parisien n'a pas été envoyé à la casse mais revendu à la compagnie des transports urbains de Hanoi...



    Le temple de la culture est un véritable havre de paix au coeur de Hanoi. Les oiseaux ne s'y trompent d'ailleurs pas, ils se réfugient tous ici!





    La tour Tap Rhua reposant sur un ilôt au milieu du lac Hoan Kiem est un emblème de Hanoi:



    Le lendemain, pour notre dernier jour au Vietnam, nous visitons le musée de l'ethnographie qui est très bien fait.



Maison typique d'une ethnie du nord du pays (dont j'ai oublié le nom...)

The way back to China...

    Le soir-même, après avoir dit au revoir à Frédéric, Sylvain et moi prenons le train pour la ville de Laocai et la frontière chinoise! La fin du voyage s'approche...
    On apprend au passage que le "assis dur" vietnamien est bien plus dur que celui chinois...





    Le 5 Mars au matin, nous passons à pied la 4ème frontière du voyage, celle qui nous ramène dans notre pays d'adoption, et ça fait plaisir de pouvoir s'exprimer en chinois à nouveau!



Une idée des prix au Vietnam :
  • 20000 dongs = 1 euro
  • Budget moyen par jour : 12.4 euros;
  • Coût des transports : 32.6 euros pour 2530 kilomètres parcourus, soit 1.3 euros pour une distance de 100 kilomètres;
  • Hébergement guest house à Saigon et Hanoi : 2 euros;
  • Phô (soupe de nouille vietnamienne) : 0.5 euros;
  • Coca (canette) : 6000 dongs.

FIN DE L'AVENTURE INDOCHINOISE!

Jeudi 5 avril 2007
Deuxième partie du tour d'Indochine 2007

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Phnom Penh

    Nous arrivons à Phnom Penh le 5 Février, depuis la ville de Strung Treng, première ville au nord du cambodge. La phisionomie du Cambodge et les infrastructures routières très centralisées sur la capitale font que nous serons contraints de repasser par Phnom Penh plusieurs fois, ce qui n'est bien sûr pas idéal dans un road trip...Nous passerons donc deux jours à Phnom Penh avant de partir à la decouverte des temples d'Angkor, dans le nord Ouest du pays.
    Nous visitons le musée national et découvrons alors l'architecture Khmère:

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    Nous comprenons aussi que le Cambodge est un pays déchiré par une guerre civile finie depuis très peu, et que l'histoire récente du Camboge vient ternir la fabuleuse épopée de la cité khmère d'Angkor. Nous découvrons à cet égard le musée Toul Sleng du génocide. A l'origine, il s'agissait d'un lycée de Phnom Penh. Entre 1975 et 1979, il a été la prison qu'utilisaient les Khmers rouges, sous le nom de "S-21". Celle-ci a servi de centre d'interrogation, tout particulièrement pour les personnes éduquées et les élites : docteurs, professeurs, militaires, et haut-fonctionnaires. Le régime ne faisait aucune discrimination dans le choix de ses victimes : même des enfants, quelques-uns encore nourissons, faisaient partis des détenus de S-21. La visite est très émouvante et le recueillement d'abord, puis le dégoût et la haine nous envahissent.

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    Stefen V. Jensen, un artiste venu visiter le musée quelques-années auparavant, exposait ses photos et j'ai trouvé son texte très émouvant. Je l'ai réécris tel quel :

GOHSTS OF TUOL SLENG

    As everyone else who has visited Tuol Sleng, I too have been stunned by the photos of the victims staring at me from the past.
    "Ghosts of Tuol Sleng" is an attempt to shed new light on the victims of the Khmer rouge genocide, by presenting them in a different way than the usual mug shot, that everyone who visits Tuol Sleng will be familiar with.
    By photographing the individual pictures in different light conditions, and with visitors to the museum interacting, my aim is to revitalize the victims, show them as human beings - who like you and I - just wanted to live but never got the chance, dehumanized by a gruesome regime.
    None of the pictures are manipulated, but are the reflections of the light cast by the images on the glass that protects the photos.
    Photographing the reflection of the image instead of the image itself, a ghostlike feeling passes through the pictures.
    According to popular Khmer belief, a person who hasn't been given a proper burial will have to live on as a ghost, unable to find peace. While shooting the pictures, this was unknown to me.
    When a person dies in Cambodia, the body is usually taken to the local monastery, where it's cremated. At the funeral, Buddhist monks will chant prayers, to comfort the family and give the mortal's soul a safe passage to the after life.
    The fact that none of the Tuol sleng inmates were given a proper burial after being executed in the killing fields at Choeung Ek - 15 km outside Phnom Penh - is a continuing source of suffering for surviving family members.
    Of Tuol Sleng 20.000 inmates, only 7 survived.
    Contrary to popular belief - we can only hope that the victims of Tuol Sleng have been able to find peace, and won't have to live like ghosts in the afterlife. It's hard to imagine that their suffering should continue after what they have endured. I prefer to believe that it didn't.
Yours sincerely,
Stefen V. Jensen

    Dans une salle proche de la fin du musée, sont exposées des panneaux décrivant des piliers du régime des Khmers rouges et, chose peu étonnante, des insultes (très probablement...) en khmère recouvrent les portraits de ces dirigeants, attestant de la fraîcheur des évènements...:

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Angkor
   
    Nous arrivons à Siem Reap, ville la plus proche des temples d'Angkor, dans la soirée du 7 Février. Nous passerons trois jours magnifiques. Je partais avec un niveau de connaissance quasi-nul sur la civilisation khmère, et j'ai été tout simplement émerveillé par l'endroit. Il faut savoir qu'à son apogée, vers le 12 ème siècle, la cité d'Angkor était la cité la plus peuplée au monde pendant que Londres ne comptait que 10 000 habitants. On peut aussi ressentir l'évolution de l'hindouisme vers le bouddhisme (Boudha est un avatar de Vishnu) dans les temples construits au fil des siècles, ce qui a ensuite influencé toute la région et les magnifiques bas-reliefs relatent les épopées du Ramayana, l'équivalent de l'Iliade et l'odysée pour la civilisation grecque. C'est d'ailleurs un autre fait marquant de la visite : il y a énormément de parallèles entre les cultures grecque, romaine et hindouiste. Les mythologies sont très similaires. La langue sanscrite qui est une langue à déclinaisons a de nombreuses caractéristiques en commun avec le grec et le latin.


cambodge_reduit_1_p1080823.jpgUn Brahma à 4 têtes sur la porte Sud de la cité d'Angkor Thom


cambodge_reduit_1_p1080837.jpgUn cheval à cinq têtes sur la terrasse des éléphants

cambodge_reduit_1_p1080865.jpgLe Bayon, au coeur de Angkor Thom, utilise la masse des tours à visage pour créer une montagnes de pierre avec des pics de plus en plus hauts

cambodge_reduit_1_p1080882.jpgTa Phrom, temple où la nature a repris ses droits...

cambodge_reduit_1_p1080883.jpgDans Ta Phrom, les arbres entrelacent les pierres de leurs racines (ici, un fromager)

cambodge_reduit_1_p1080896.jpgAtmosphère particulière de Ta Phrom

cambodge_reduit_1_p1080904.jpgLe ficus tisse un réseau plus ou moins serré de fines racines

cambodge_reduit_1_p1080941.jpgCoucher de soleil sur Angkor Wat

cambodge_reduit_1_p1090013.jpgLe Cambodge a les marques de cigarettes les plus surprenantes au monde...

cambodge_reduit_1_p1090031.jpgLe ficus aide la porte est de Ta Som à tenir debout

cambodge_reduit_1_p1090037.jpgSoleil couchant sur le Bayon

cambodge_reduit_1_p1090058.jpgLever de soleil sur Angkor Wat

Angkor Wat, majestueux, à la lumière de l'aube

Asparas, êtres célestes, récompense des guerriers morts héroïquement au combat

Deuxième plongeon dans l'univers de Ta Phrom

Racines de fromager

Explication sur ce phénomène pas commun : ces arbres naissent et s'accrochent dans une fissure quelque part sur la structure supérieure des bâtiments, là où généralement un oiseau a déposé la semence, puis ils tendent leurs racines vers le sol.

Preah Khan, plus qu'un temple, une université bouddhique dans une ville considérable

Phnom Penh

    Nous sommes de retour dans la bruyante capitale. Nous attendons le visa vietnamien avant de partir pour Sihanoukville et le sud du Cambodge où de nombreuses plages bordent le golfe du Thailande.

"Same same", l'hymne de l'Indochine, sur un mur dans le quartier des ghuest-houses

Le palais royal, en plein coeur de Phnom Penh

Architecture coloniale

Sihanoukville

    Nous ne sommes plus que deux, Sylvain et moi, Xav et Damien ayant anticipé la fin du voyage, et nous voilà arrivés le 14 février à Sihanoukville qui borde le golfe de Thailande. La ville en elle-même ne présente pas un grand intérêt mais la nature avoisinante, le climat et la beauté des plages (sable blanc et fin...) nous permettra de finir l'aventure cambodgienne sur un note très reposante.
    La seule ombre au tableau restera le quartier de Weather Station Hill, le quartier de toutes les guesthouses, celui où tous les guidebooks vous envoient pour vous loger sans vous en dire plus. Là-bas, la prostitution est un fléau et les
proxénètes sont des propiétaires de bar occidentaux et très souvent des français. Le pire, c'est que dans cette atmosphère fêtarde balnéaire, on a eu l'impression d'être les deux seuls que cela pouvait bien déranger...

Coucher de soleil sur Victory beach

Mission à vélo pendant deux jours dans la réserve Ream

"L'eau est trop chaude", Sylvain, 16 Février 2007

Particularité de cette réserve, la mangrove : la végétation qui pousse dans l'eau

Coucher de soleil reposant après une journée de vélo

Premier camp au Cambodge, sur une plage sauvage

Pause déjeuner sur le retour à Sihanoukville

Vendeuse sur le marché de Sihanoukville

Une idée des prix au Cambodge :
  • 5000 riels = 1 euro
  • Budget moyen par jour : 11.5 euros;
  • Coût des transports : 34 euros pour 1860 kilomètres parcourus, soit 1.8 euros pour une distance de 100 kilomètres;
  • Hébergement en dortoir à Phnom Penh: 1 euro;
  • Buffet indien (à volonté, quartier du Lake side) : 1.5 euros;
  • Coca (canette) : 1 500 riels.

A venir : Troisième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Vietnam


Mercredi 28 mars 2007
Première partie du tour d'Indochine 2007

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Luang Namtha

    L'arrivée à la frontière entre la Chine et le Laos, le 20 Janvier, après une traversée magnifique de la région de Xishuangbana représente évidemment un moment très symbolique de ce voyage. L'épisode du passage de frontière ne pose aucun problème et nous avons nos visas en moins d'une demi-heure. On peut saisir la ruralité du Laos dans ce poste douanier, si différent de son homologue chinois -plus "soviétique"- quelques centaines de mètres plus au nord.
    On prend ensuite pour la première fois le "saegthaew", et ce moyen de transport va nous déplacer tout au long du pays. Il s'agit en fait d'un pick-up qui peut accueillir une quinzaine de personnes.
    On a remarqué sur la carte la ville de Luang Namtha, située en plein milieu d'une réserve naturelle qui s'apparente à une jungle hostile. Suffisamment attractif pour en faire la première étape de notre périple.
    L'arrivée dans la soirée à Luang Namtha nous montre que la notion de ville est très relative tant on a l'impression d'être dans un grand village. On fait notre premier camp et premier feu près d'une rivière où on pourra se laver d'un voyage bien long depuis Kunming.
    Le lendemain, on prend la direction de cette fameuse jungle et on s'apprête à randonner deux jours à travers celle-ci. L'office du tourisme nous a indiqué qu'on allait croiser des villages tribaux et qu'il y avait un certain nombre de règles à respecter dans ces villages. Après trois heures de marche dans un décor comme j'en avais vue nulle part ailleurs que dans les films de guerre indochinoise. Dans celui-ci, moins hostile que redouté, les plantes font la course à la lumière ce qui donne des arbres dont les troncs dépassent les 80 mètres de haut. En passant le premier village tribal, on s'arrête pour dire bonjour ("sa ba di") aux gens que l'on croise, et on fait attention à respecter toutes les règles que l'on avait pu lire dans l'office du tourisme, d'où nous avions pris le plan du trek.



    Le seul problème étant que l'office du tourisme ne nous avait aucunement informé de l'obligation d'être accompagné d'un guide local. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés en slips en train, sans en avoir la moindre idée, de laver notre linge dans la rivière de la forêt sacrée. Cette bévue de taille nous a valu une prise de contact musclée avec les Indigènes qui nous ont pris en sandwich, l'arme en bandoulière (mais pas au poing) pour nous ramener, manu militari, dormir et manger au village, contre une "donation libre" fixée à un prix exorbitant. Notre tentative de sprint dans la jungle le lendemain matin pour s'en débarrasser a été vaine: deux locaux nous ont rattrapés en un rien de temps, malgré leurs tongs, et nous ont escortés jusqu'à l'office du tourisme pour se plaindre de nous.
    L' "éco-tourisme", tel qu'on l'appelle dans cette région du Laos, est encore loin de ce qu'il devrait être. On a sûrement fait une erreur dans la façon de nous déplacer dans cette jungle et à travers ces villages, d'autant qu'il y avait beaucoup de choses à apprendre dans ces tribus reculées. Mais le fait est que, sur le fond comme sur la forme, la façon dont ils se sont comportés avec nous, le fait de nous faire dormir au village mitraillette a la main restera gravé comme un très mauvais souvenir.


Nong Khiaw

    Le 23 Janvier en fin d'après midi, nous arrivons à Nong Khiaw. Après une journée éprouvante dans les transports, on a la surprise de tomber sur un décor qui nous met de bonne humeur :
   




    Après une grosse journée de repos dans les environs, on prend  le bateau en direction de Luang Prabang. La descente de la rivière Nam Ou est magnifique. Dans notre bateau, nous rencontrons deux journalistes allemands qui font un reportage sur cette rivière et ils nous expliquent que celle-ci est un concentré de Laos dans le sens qu'elle a une valeur économique (orpaillage, fabrique de soie sur ses bords), historique (grottes ayant servi de refuge pour se protéger des bombardements américains), et culturelle (villages de minorités ethniques tout le long). La traversée de 10 heures (!) nous permettra de nous rendre compte de la richesse de cette rivière.







    Nous passons devant des chercheurs d'or chinois et, quand nous commençons à leur parler chinois pour aider les journalistes allemands, ils prennent tout de suite leurs distances, ne nous laissant ainsi aucun doute sur l'illélagité de leur activité :









    Le Nam Ou se jette dans le Mékong, tout ça avec un beau coucher de soleil :




Luang Prabang

    Le 25 janvier, nous arrivons à Luang Prabang, l'ancienne cité des rois. La ville est magnifique, et c'est très agréable de se balader dans ses rues bordées de palmiers. Les temples sont très nombreux et on découvre une architecture de temple très différente de celle qu'on peut trouver en Chine.











    La vue qu'on a sur la ville, depuis la colline de Phu Si :



    A une trentaine de kilomètres au sud de Luang Prabang, se trouvent les cascades magnifiques de Kuang Si où nous passerons une demi-journée :



Un plongeon qui ne part pas très bien...

Réservoir An Nam Ngum

    Le 28 Janvier, nous arrivons dans un lac artificiel formé par un barrage vieux de trente ans où les sommets des anciennes collines ne sont maintenant que des petits îlots déserts. Nous avons trouvé un pêcheur pour nous déposer sur une de ces îles où nous avons passé deux jours très tranquilles.



Comme chaque soir, discussion autour d'un feu

Notre campement sur une infrastrucutre en bambou


Vientiane

    Le 30 Janvier, nous arrivons à Vientiane, capitale du Laos. La ville est beaucoup moins charmante que Luang Prabang et cette étape sera marquée par un  triste évènement : Xav se fera voler son appareil photo qui était dans le panier à l'avant du vélo qu'il louait. Deux motards sont passés et l'ont raflé.

Je suis bien petit devant le Boudha allongé à Xieng Khuan (24 kms au sud de Vientiane)...



Les 300 boudhas assis et les 2000 petites figurines de Boudha au Wat Si Saket


Le symbole de Vientiane: Le Pha That Luang


Champassak

    Le 1er Février, nous arrivons à Champassak et cette étape sera uniquement consacrée à la découverte des ruines Khmers de Wat Phu. Cette visite nous donnera un avant-goût de ce qu'on pourra voir à Angkor. Ces constructions ont débuté entre le 6ème et le 8ème siècle et ont été fini en même temps que la période Angkorienne, à la fin du 13ème siècle.





Le riz gluant et sucré à l'intérieur de ces tiges de bambou est exquis

Campement au bord du Mékong avant de reprendre la route en direction des 4000 îles

Les 4000 îles

    Nous sommes le 2 Février et plus que 17 kilomètres et "4000 îles" nous séparent de la frontière cambodgienne. En effet, dans cette région, le Mékong s'élargit et les îles se comptent par centaines ou par milliers (certaines ne font que quelques mètres carrés), surtout pendant la saison sèche.
    Deux de ces îles sont habitées et nous allons passer une journée dans chacune.
    Le premier jour, nous louons des vélos et nous faisons le tour de l'île de Don Khong (34 kilomètres).

A l'extrémité nord de l'île de Don Khong, on peut imaginer que le décor de la saison des pluies est bien différent...

Ce soir-là, nous aurons même la chance d'assister à un lever de lune!

    Le lendemain, on prend la direction de l'île de Don Det, plus au Sud.







Les cascades de Tat Somphamit au sud est de Don Det

Un ancien chemin de fer passait sur l'île du temps de l'époque coloniale et on tombe par hasard sur le reste d'une locomotive

Je tiens à préciser que cette photo a été prise le 3 Février...

Dernier coucher de soleil au Laos, le lendemain à la première heure, nous parcourrons les derniers kilomètres qui nous séparent du Cambodge

Une idée des prix au Laos :
  • 10000 kips = 0.8 euros
  • Budget moyen par jour : 9 euros (NB: nous avons campé partout sauf à Vientiane);
  • Coût des transports : 45 euros pour 1670 kilomètres parcourus, soit 2.7 euros pour une distance de 100 kilomètres;
  • Hebergement en dortoir à Vientiane : 18 000 kips;
  • Chiken laap (spécialité laotienne de poulet à la menthe) : 15 000 kips;
  • Banana pancake (spécialité beaucoup plus canadienne que laotienne mais néanmoins très en vogue du fait du grand nombre de touristes occidentaux) : 10 000 kips;
  • Coca (canette) : 5 000 kips.

A venir : Deuxième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Cambodge

Dimanche 18 mars 2007
Bonjour tout le monde!

    Me voilà de retour à Xi'an, et c'est toujours un immense plaisir que de retrouver ma ville d'adoption après un long voyage.
    Chacun de mes voyages réserve son lot de statistiques en tout genre et les chiffres de celui-ci viennent de tomber!
    De Kunming à Kunming, du 19 Janvier 2007 au 5 Mars 2007, j'ai parcouru 7236 kilomètres à travers quatre pays.
    D'autre part, j'ai passé 171 heures et demi dans les transports, soit l'équivalent de 7 jours et 2 heures.
    D'un point de vue financier, j'ai dépensé 141 euros dans les transports durant ce voyage, 46 euros en frais d'hébergements (grâce notamment à beaucoup de nuits de camping sauvage), 68 euros en frais de visas, et enfin 305 euros pour le reste (nourriture, boissons, frais d'entrées des visites, etc...). Soit un total de 560 euros pour 45 jours d'aventures indochinoises.
    J'ajoute à cet article une carte par pays et un tableau détaillé qui vous permettent de suivre, au jour le jour, très précisément, les étapes de ce voyage (une couleur par pays).
    Je commence demain la série des articles étape par étape donc restez à l'affût.
    A bientôt.





Date Trajet Moyen de
transport
Prix
(Euros)
Durée

Distance
(kms)
 19/01 Kunming->Mohan Bus couchette
 20  19h  704
 20/01 Boten->Luang Namtha
 Pick up
 3  1h  60
23/01 Luang Namtha->NongKhiaw Bus+pick up
5
8h
250
25/01 NongKhiaw->LuangPrabang Bateau 8 10h 140
 27/01 LuangPrabang->VangVieng Bus  6.5   7h  228
 27/01 VangVieng->Reservoir An Nam Ngum
 Pick up 2  2h30  106
 30/01 Reservoir An Nam Ngum->Vientiane Pick up
 1.2  2h30  90
 31/01 Vientiane->Pakse Bus  12  10h  607
 01/02 Pakse->Wat Phou
Pick up
1.2  1h30  40
 02/02 Wat Phou->4000 îles (Don Khong)
 Bus  2.3  2h  120
 03/02 Don Khong->Don Det (4000 îles) Bateau+pick up
 1.6  1h  15
 04/02 Don Det->Veun Kham
Bateau+pick up  2.4  1h  17
 04/02 Veun Kham->Strung Teng
 Bus  4  1h  55
 05/02 Strung Teng->Phnom Penh
 Bus  7.2  8h  481
 07/02 Phnom Penh->Siem Reap
 Bus  3.2  6h  314
 11/02 Siem Reap->Phnom Penh Bus  2.8  6h  314
 14/02 Phnom Penh->Sihanoukville  Bus  3.6  4h 226
 18/02 Sihanoukville->Saigon
 Bus  12.8  11h 473
 20/02 Saigon->Dalat Bus 17.6 7h 298
 22/02 Dalat->Nah Trang
Bus 0* 6h 213
 24/02 Nah Trang->Hoi An
Bus 0* 12h 508
 26/02 Hoi An->Ninh Binh
  Bus 0* 16h 721
 28/02 Ninh Binh->Hanoi  Bus 1.4 2h 90
 01/03 Hanoi->Baie d'Halong
 Bus 6.4 3h 160
 02/03 Baie d'Halong->Hanoi Bus 0 3h 160
 04/03 Hanoi-> Lao Cai
 Train assis dur
7.2 9h 380
 05/03 Hekou->Kunming  Bus  10  12h  466
Total     141
171h30
7236

* Les 3 trajets qui suivent le saigon->dalat ne sont pas gratuits. Il s'agit en fait d'un ticket "open" que jai acheté à Saigon (à 17.6 euros donc) et qui permet de s'arreter dans toutes les villes entre Saigon et Hanoi et de repartir quand bon nous semble.
Dimanche 4 mars 2007
Le voyage s'arrete ici a Hanoi, capitale du Vietnam. La semaine qui vient de s'ecouler aura ete tres agreable entre nature et culture vietnamienne, de la magnifique baie d'Halong aux rues tres vivantes de Hanoi en passant par la jungle de Cuc Phuong. Il ne me reste maintenant "qu'a" rentrer a Xian, ce qui s'avere etre une aventure en soi... En effet, avec Sylvain, nous avons un billet de train (en "assis dur", bien sur!) jusqu'a la frontiere chinoise et apres...plus rien! On ne sait pas trop comment ca va se passer et on a eu des echos tres differents sur les trajets, sur les distances et sur les durees entre la frontiere et Kunming, la capitale du Yunnan. Et une fois la bas, on craint que les trains soient tous bondes du fait de la rentree scolaire. Ca se finira donc peut etre en "debout" pour le trajet de 36 heures jusqu'a Xi'an...
Des mon retour, je prepare les articles pleins de photos et je les mets en ligne le plus tot possible.