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Récit en français par Xavier, infos pratiques et récit en anglais par Piers, mise en page et cesure par Karim.
Report in French by Xavier, practical informations and report in English by Piers, page setting and  censorship  by Karim.

Récit en français par Xavier:

Xi'An, Mercredi 8 novembre

Il est 6H00 lorsque je pointe le bout de mon nez à la porte sud de l'université de Jiaoda. La cité s'éveille lentement et le jour prend ses aises dans le ciel chinois. Qu'est ce qui peut expliquer un réveil si précoce?
Ce jour-ci n'est point un jour similaire à mon quotidien chinois, aujourd'hui est un jour particulier, un jour d'ascension et quelle ascension, TAI BAI SHAN, le plus haut sommet du SHAANXI qui culmine à 3767M.
Rendez-vous avec mes acolytes d'ascension, ponctuels et autant motivés que moi à l'idée d'échapper un temps soit peu à la torpeur citadine.
Karim, Piers et moi-même (Xavier), sautons dans le premier bus en direction de la gare routière. 3 hommes et 3 sacs à dos pour un périple de 3 jours. Piers s'est chargé de récolter les informations nécessaires à la réussite de notre projet, quelques informations « grattées » auprès de ses nombreuses connaissances assureront notre « road book » quotidien. Dans cette aventure, je ne fais que suivre mes compagnons d'ascensions. Je m'étonne d'être aussi calme à l'idée de me retrouver au sommet d'une montagne sans aucune carte et donnée d'un terrain qui ne m'est point familier. Je pense au regard de mes pairs et à celui des gens qui par le passé ont partagé mes aventures alpestres, non ce n'est pas le même Xavier, impossible qu'il ait osé accepter ceci et pourtant?
L'organisation de Piers est sans faille. On saute d'un bus à l'autre en un temps record, suis-je en Chine? oui à la lenteur des bus, il est des signes qui ne trompent pas.
7H30, nous sortons de Xi'an et notre bus parcourt une jolie campagne. Je suis le seul à pouvoir décrire ses moments car mes deux lascars ont déjà fermé l'oeil, particulièrement Karim doté d'une faculté rare, que dis-je, un don, celui de s'endormir n'importe où et n'importe quand et dans n'importe quelle position!
10H, nouveau changement de bus, direction le pied de notre montagne mais pour cela nous devons pendant près de 3 heures suivre une route qui pénètre dans le massif de TAI BAI SHAN. A peine sortie de la ville, notre route prend brusquement de la hauteur, puis longe la retenue d'un barrage hydraulique pendant plusieurs kilomètres. Piers (lorsqu'il ne dort pas) découvre que ma montre dispose d'un altimètre, alors le jeu commence (maintenant vous savez quel cadeau offrir à Piers pour son prochain anniversaire).
Notre route est un enchantement, offrant à notre regard un autre visage du SHAANXI. Voilà qu'à seulement quelques kilomètres de Xi'an, une nature luxuriante aux couleurs éparses compose le paysage. L'air est pur et étonnamment doux en cette fin d'automne. L'ascension s'annonce sur les meilleurs hospices.
A présent, notre bus s'étire sur une route de plus en plus étroite mais assure vaillamment sa mission de service public. Le transport de gens n'est qu'une de ses multiples facettes. Services postaux et de marchandises en tout genre sont aussi une de ses missions. A l'exception de 3 étrangers, sa clientèle est uniquement locale et notre bus représente le seul lien entre leur Chine et celle d'en bas. Nous voilà au 21ème siècle, quelque part en Chine à revivre une France non si lointaine et pourtant...
Montagne magique, pays non moins magique, chaque seconde de ce voyage est une seconde de vie pleinement remplie.
13H (altitude 1400m.), descente du bus au village de HOU ZHEN ZI, destination restauration et petit en-cas pleinement mérité. Déjà 6H de transport à notre compteur mais pas un seul soupçon de fatigue en nous car c'est maintenant que l'aventure commence pleinement..Et quelle aventure!
14H, avec quelques pâtes dans le « bidou » (bidon pour les intimes, votre narrateur est du sud), nous entamons notre marche. Celle-ci, commence sur une route bitumée de 4 kilomètres. Point de déception à ne pas être sur un vrai sentier de montagne, cela faisait partie du programme.

15H15 (altitude 1800m.), le chemin prend des formes plus montagnardes, la vallée se rétrécie et pourtant? Et pourtant une maison fait barrage sur notre chemin d'où en sort un monsieur annonçant des nouvelles guères réjouissantes. Ces messieurs sont nos ennemies en Chine, empêcheur de liberté, leur mission est uniquement de vous sortir dans un anglais bien formaté une interdiction quelconque. En l'occurrence, celle-ci avait pour définition : « This area is forbidden for foreigners ». Sans blague du con la joie, sais-tu au moins qui tu as en face de toi. Non et voilà que le monsieur fait de la résistance au passage en force de Karim et se permet même de faire appel à du renfort. Bon, nos sens sont en émoi et se concentrent en une boule d'énergie qui ne nécessite aucune discussion dans notre groupe. Les regards suffisent dans ces moments-là et démontrent la bonne coordination de notre groupe. D'abord, nous ne parlons pas un mot de chinois (et moi qui passe des heures à apprendre ces « putains » de caractères), ni un mot d'anglais (et moi qui passe des heures, en  plus des autres heures, à apprendre la langue de Shakespeare), remarque c'est moins douloureux pour moi que pour mes deux acolytes qui ont du sang anglophone, il paraît même, que l'un des deux serait originaire des Amériques !!!. Enfin, nous rebroussons chemin sur 50 mètres et prenons soin de contourner cet infime obstacle.
15H30, afin de contourner l'ennemi, nous jouons au commando dans cette fameuse flore luxuriante, comme quoi, on pourra pas dire que l'on a pas prit un vrai bol d'air. Moi qui me plaignais de ne voir que du béton en Chine, j'ai à présent jamais vu la nature d'aussi près en Chine! C'est comique, il ne nous manque plus qu'une de ces idioties que l'on appelle une « arme » et nous voilà bon pour le service. En tout cas, nous avons des qualités car nous contournons l'obstacle avec réussite.

16H, nous faisons la course à pied sur un pont pour distancer une éventuelle poursuite de notre ennemi, nous voilà à présent véritablement sur le sentier de TAI BAI SHAN. L'aventure est bien entamée après une séquence que le camarade HULOT n'aurait pu classer.
Nous longeons un cours d'eau aux eaux limpides. Notre sentier nous emmène à le traverser à de nombreuses reprises. Notre vallée se rétrécit de plus en plus et nous gagnons rapidement de l'altitude. Piers à bien réglé son horloge interne et me sort tous les quarts d'heures notre altitude et l'horaire avec une précision très « helvète ».
17H, (altitude 2000m.) nous arrivons au pied d'une très jolie cascade qui délimite également une partie de la vallée que nous remontions.

Recherche de l'itinéraire et souhait de ne point se perdre, après quelques photos nous trouvons le bon itinéraire et suivons à présent une vallée plus étroite. La montée se fait plus raide et nous permet de faire également rencontre avec la faune locale. Humour permanent dans notre groupe, la rencontre avec sorte de buffle des montagnes fera dire à Piers qu'il s'agissait d'un ours à cornes (maintenant nous savons que les Carlson ont du sang marseillais, c'est dit, c'est écrit!!!).

Après cet intermède des plus réjouissants, Piers en maître de cérémonie accélère le pas pour nous trouver un lieu de repos confortable. Notre sentier a quitté le fond de la vallée et son cheminement se fait plus raide à flan de montagne.
18H (altitude 2435m.), alors que la pénombre s'installe sur les pentes de TAI BAI SHAN, nous trouvons une vire splendide qui sera notre halte nocturne.

Notre équipe fonctionne à merveille. La tente est installée en un temps record. La recherche de bois pour notre feu se fait avec discipline et amusement et même si ce dernier nous a fait quelques caprices au démarrage nous apprécierons grandement sa chaleur. Karim est un expert aujourd'hui reconnu pour gérer l'allumage et l'entretien du feu de camp (chapeau l'artiste !). Il ne fait pas vraiment froid et par chance le vent est nul mais la température de l'air descendra aux alentours de 3° dans la nuit. Ah oui ma montre a aussi un thermomètre alors bon, Piers et Karim s'amusent. Après un repas convivial (oui la nourriture chinoise permet aussi de camper !), nous nous glissons dans nos duvets. Il est 20H et à peine ont-ils eu le temps de me dire bonne nuit que mes deux compagnons d'aventure sont déjà dans leurs songes, il est des sons qui ne trompent pas. Ces gens sont bénis des dieux, me voilà donc dans mes pensées à attendre que le sommeil vienne, entouré de deux centraliens. Au passage, le mythe de l'élève centralien ultra sérieux, assis au premier rang avec ses lunettes et ses cahiers de maths en a pris un sacré coup. Mes deux complices sont totalement siphonnés de la miche et ont depuis bien longtemps rangé leurs cahiers au rayon souvenirs.

Jeudi 9 Novembre

 6H15, je sonne le clairon, les troupes se lèvent, le matériel est plié, la météo est magnifique et nous avons le temps de notre vire pour admirer un lever de soleil dont les couleurs sont épurées de toute la pollution qui rime notre quotidien.

Après un petit déj' rapidos, et quelques besoins bien humains, Piers donne le départ, il est 7H30 et le temps est splendide.

Rapidement nous gagnons de l'altitude. Notre sentier parcourt une forêt dense bien qu'étant  entrecoupé régulièrement de pierriers. Ces derniers ne sont pas trop dangereux et se franchissent aisément quant à l'itinéraire, il est bien indiqué par des peintures rouges. En somme, nous ne sommes pas amenés à galérer ce qui n'est pas désagréable.

A l'altitude 3070m. et 10H30 à ma montre nous atteignons un plateau et apercevons enfin, le sommet de TAI BAI SHAN. Après quelques hésitations face à la multiplication des pistes, nous trouvons sans difficulté le bon itinéraire et entamons la traversée d'un long plateau. La forêt se fait moins dense et la végétation plus rare. Après 45 minutes de traversée, la pente se fait à nouveau plus raide et la raréfaction de l'air se fait sentir. Je m'essouffle, alors que Piers et Karim galopent, bref, je me fais vieux.

Les séances photos se multiplient, alors que mes batteries ont rendu l'âme (honte à moi de ne pas avoir rechargé), Karim mitraille à tout va, concours photos avec l'ami Piers. Eh va que je photographie les arbres, les pierres, les oiseaux, la montagne bien sûr, sans oublier les ours à corne.
12H, nous atteignons un premier lac qui sera notre lieu de casse croûte (Altitude 3300m.). Piers nous régale de sa viande séchée importée du DongBei. Au-dessus de nous, la météo change, le vent se lève, les nuages se font de plus en plus présent. Il me semble bon d'écourter la pause repas.

A présent notre sentier se fait bien raide. La végétation a disparu, nous sommes sur un désert de pierre recouvert partiellement des premières neiges hivernales. Tout au long de la montée nous croisons des lacs partiellement gelés et rencontrons à quelques encablures du sommet des reporters de la principale chaîne locale de télévision (SHAANXI TV). Ces derniers ont  réalisé l'ascension par la face nord en utilisant au maximum leur voiture et un télécabine.



Nous parvenons à 14H au sommet de TAI BAI SHAN. La vue est magnifique, les pieds dans la neige, l'objectif a été atteint (Altitude 3767m.). Le temps est aux congratulations entre les membres de l'équipe.

Après une halte méritée pour reprendre notre souffle dans une cabane, nous entamons notre descente par le versant nord. Celui-ci s'avère plus long que le versant ouest et commence par une longue traversée à près de 3500m d'altitude. La neige est bien présente sur les premières parties de notre parcours. Quelques frayeurs accompagneront notre descente. Sur une cinquantaine de mètres nous devons faire face à un sentier complètement gelé or celui-ci surplombe un à-pic guère réjouissant. Concentration et maîtrise de soi nous permettront de franchir aisément cet obstacle.

La traversée est longue et se fait essentiellement sur des pierriers. Le temps passe et la météo devient de plus en plus menaçante et personnellement je suis pris par la soif. A 18H, nous trouvons un refuge (Altitude 3450m). Le couple de gardien nous cuisine des pâtes pour la dérisoire somme de 8 kuais et nous autorisent à planter notre tente devant leur refuge (chose inimaginable en France). Ils nous donnent aussi un bol d'eau chaude, personnellement, j'avais assez froid et de ce fait, j'ai bien apprécié l'existence de ce refuge et ce bol d'eau chaude. Des gestes simples mais fort, c'est aussi cela la Chine!
20H, nous nous écroulons de fatigue mais très vite les choses vont changer.

A 21H, je me vois obligé d'aller acheter à boire parce que je suis complètement déshydraté, 10 kuais le litre, je m'en sors bien. A 22H, le vent se fait plus fort et il commence à neiger. La nuit sera difficile et le sommeil ne viendra jamais vraiment en cette nuit neigeuse.

Vendredi 10 novembre 2006

6H45, tout le monde debout !

Le temps n'est point trop froid et la neige ne recouvre que partiellement notre sentier. La visibilité est bonne et nous entamons à 7H30 notre descente, dans une nature imposante. Le paysage est féerique avec ces quelques centimètres de neige. Une nouvelle séance photo s'impose pour graver à jamais cet instant. Notre groupe fonctionne à merveille!

Dans la descente, nous croiserons un panneau indiquant que l'accès au sommet est interdit aux étrangers (le gardien du refuge nous a bien affirmé que c'était la première fois qu'il voyait des étrangers).

L'histoire ne nous permettra pas de confirmer qu'il s'agissait d'une première Franco-Américaine sur TAI BAI SHAN! Mais dans notre cour la réponse est connue...
Nous arrivons à 9H30 au sommet du télécabine. Un responsable (âgé et de la même trempe que le guignol de la montée) est estomaqué de voir 3 loawai (étrangers), arriver du sommet de la montagne. Ben quoi, c'est humain de monter les montagnes et pourquoi nous le faisons, parce qu'elles sont là et aucunes autres raisons philosophiques ne peuvent étayer la question. Donc le monsieur se fait casse-noisettes. Bien évidemment nous ne parlons ni anglais, ni chinois, ce qui est assez facile à improviser pour moi vu ma faible maîtrise des langues étrangères. Pour mes deux comparses, c'est assez marrant de les voir retenir leur envie de dire à notre humble chinois d'aller se faire foutre dans sa langue natale. Par chance, un second chinois arrive, plus jeune et donc certainement moins prompt à se prendre la tête, il fait vite comprendre à son collègue de laisser tomber. De plus, il nous indique le sentier de descente (parce que vous pensiez que nous allions prendre leur foutu télécabine !).
10H20, sans avoir à regretter l'agréable sentier de descente, nous arrivons au pied du télécabine à l'altitude 2680m. Nous cherchons un éventuel bus mais si le lieu est touristique, la période ne s'y prête guère. Après réflexion rapide, il faut se mettre à l'évidence, les 36 km jusqu'au premier village se feront à pied, avec peut-être l'espoir de croiser une voiture? L'espoir fait vivre !

La descente se fait sur une route agréable qui laissera quelques traces sous nos pieds. Mais le plus plaisant, c'est en plus du calme, le fait d'évoluer dans une vallée encadrée par des falaises extraordinaires de verticalité, de hauteur et de couleurs éparses.

12H, le repas n'est pas très frugal, Piers et Karim découvrent qu'ils ont oublié leur sachet de provisions au refuge, nous devons nous contenter d'un paquet de cacahuètes, des cookies et d'un paquet de Mentos que j'avais pris soin de cacher dans mon sac (vielle enseignement de mes maîtres, du sucre au cas où et les bonbons cela fait toujours plaisir en cas de coup dur), fort heureusement nous avons en revanche fait le plein d'eau.
Nous reprenons notre balade, les discussions vont bon train reposant en grande partie sur notre prochain objectif. Il s'agit du match de foot de ce week-end, notre drogue à nous trois. Qui vont composer les membres de l'équipe, quelle stratégie sera mise en place, tout y passe pour Karim et Piers car coach, c'est un métier à plein temps mais les résultats sont à la hauteur. Les Jiaoda Patriots font parler d'eux dans Xi'An.
La température est agréable (estivale si vous êtes du Nord, printanière si vous êtes du Sud) et lorsque nous croisons un taxi après 24km de descente, nous acceptons de nous faire amener. Seulement, il transporte déjà des clients, alors le temps qu'il revienne nous chercher Piers et Karim improvisent une sieste bronzette sur la route. Nous sommes le 10 novembre, quelque part dans le Shaanxi, et le temps est assez clément pour prendre des couleurs.

Notre taxi pointe son nez au bout de 45 minutes, d'ailleurs nous avions déjà repris la marche pensant qu'il nous avait abandonnés. Son chauffeur commence à se plaindre en affirmant que pendant ce temps, nous aurions pu descendre plus bas dans la vallée. Voilà une prise de teston à la chinoise pour 2 km à la noix que nous aurions pu faire dans ce laps de temps. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. A peine arrivé, il nous réclame 25 kuais et non 20 comme initialement prévu. Le ton monte, Piers est très calme (façon d'écrire), et un chinois intervient et paye les 5 kuais de différence. Le chauffeur finira tout de même par lui rendre. Comme quoi, les chauffeurs de taxi sont vraiment une plaie en Chine. Ils vous prennent le chou pendant 20 minutes au lieu de bosser et quand on leur donne ce qu'ils demandent, ils le refusent.
Nous trouvons dans la foulée un autre chauffeur de taxi (cool et qui nous donnera des bonnes indications sur le prix des bus), qui n'a de taxi que le non, si j'en juge la gueule de la pancarte qui repose sur son toit.
17H, après 20 minutes de taxi et 30 kuais en moins, nous commençons le stop sur l'autoroute mais pas à la barrière de péage comme au pays, sur la bande d'arrêt d'urgence. Par chance, à peine sortie de la bretelle d'accès, un bus s'arrête, nouvelle tentative d'escroquerie et nous payons le bon prix, c'est à dire 15 kuais et non 30 kuais. Je vous passe les explications mercatiques de l'aide chauffeur pour justifier un tel prix.
Karim comme son habitude s'endort à peine le bus démarré, Piers aussi, les centraliens font blocs me direz-vous. Bilan des courses, je suis dans un pays plutôt sale, non on va dire poussiéreux, assis à côté d'une jolie chinoise, bien habillée et je pue comme un chacal. J'ai personne à qui parler, je ne vais pas raconter à ma voisine que je suis français, cela pourrait aggraver les relations franco-chinoises et son image de la France, pays de la beauté et des produits cosmétiques. Donc, je suis seul dans mon bus, censé aller vers chez moi, et je me souviens par chance que le dieu musique, m'a doté d'un baladeur qui est à l'instant en train de faire dodo dans ma banane. Le voyage se passe relativement bien, impossible de dormir et je compte avec parcimonie les infractions au code de la route de notre chauffeur. J'accumule les points et fini par m'y perdre dans mes comptes. Je prends aussi conscience que nous ne sommes pas les seuls à attendre le bus sur une bande d'arrêt d'urgence. Mais que fait la police?
18H30, retour au pays, retour à la réalité. Embouteillage, pollution, visibilité réduite malgré l'absence de nuage et tentative d'escroquerie lors de l'achat d'un coca mais il n'est pas tombé sur la bonne personne avec Piers...No comment...
L'ascension de TAI BAI SHAN restera un grand souvenir indélébile. A un prix dérisoire. 45 kuais de bus et 17 de taxi par personne, plus des petits kuais de nourriture par-ci par-là. Mais surtout l'impression d'avoir vécu hors du temps pendant 3 jours et merci à Piers et Karim de leur invitation.


Practical informations and report in English by Piers:


    Taibai is a mountain to the west of Xi'an, about an hour and a half by highway, so I'd say about 120 kilometers out. It is the highest peak of Shaanxi province. Like everything imaginable in China, or at least anyplace you've even remotely heard of, there's an entrance fee to gain access to the mountain. We went during the off-season on a Wednesday in early November. Many refuges were closed and there were we met no other tourist during the three days. I had some reports from Chinese friends who had climbed the mountain in a more adventurous fashion than taking the buses and cable cars up to 2800m altitude then climbing to what they sell you as the highest peak. The information was scant, but sufficient.
    We took a bus to a town called Zhouzhi, leaving at 7h20 AM from the Shuisi Qichezhan in Xi'an. At Zhouzhi we took another bus to a small town called Houzhenzi nestled in the mountain. This alternative entrance is no longer a secret, and we had to pay an entrance fee (40 RMB) to some park (or so called natural reserve, in reality there's nothing more than the toll , to get easy money from tourists whether Chinese or foreigners) which the bus enters. We arrived at 1 PM, ate the obligatory Youpomian which is the kind of specialty you find in China that should neither have a name nor be mentioned and is little more than plain noodles and vinegar. But it was a solid meal, and we started hiking at 2PM. One hour later we had covered the first 4,5 kilometers to Tiejiacun, where they were building another entrance to the mountain. This entrance is forbidden to foreigners, so we had to make our way around it through the forest.
    We got back on to the path, which is very clear, and started making our way up to the top. At 6PM we set up our tent for the night. The first and second days of the hike were splendid, not only because the mountain is beautiful, and it truly is, but also because for once in China we were hiking up a real mountain trail, very calm and beautiful. All my hiking in China up till then had either been completely wild or else paved paths with steps. In the forest we also saw another local specialty, the takin, or Lingniu, which looked a lot like a very strong deer but is in fact related to a goat. They claim there are also pandas on the mountain, which I think means there are big cages where the pandas can live outside a few months in the year somewhere in Taibaishan, but maybe I'm being too skeptical.
    On the second day we continued heading up the path , which remained excellent until we got to our first goal  -- at 10am and 2800m of altitude -- Nantianmen, which turned out to be nothing more than a locked-up refuge and an antenna. From there we had several paths, so we obviously followed the one that was marked with red paint. We kept up at a brisk pace till we got to the 3767m high peak, Baxiantai, around 2PM. We didn't stay too long as the temperature up there was around 0°C (actually probably pretty warm for the season) but continued towards the other side of the mountain, the official  or front side. In this season, even on the front side, half of the refuges were closed but we set up our tent next to one that was open, ate a delicious bowl of no-name hot noodle soup for 8 RMB and went to sleep. It snowed slightly that second night. We left again early in the morning on the third day, getting to the bottom of the infamous cable-car a little before 10AM. This place was called Tangyu.
    All in all it was about a five hour walk down from the peak (Baxiantai) to Tangyu. There usually are buses going down from Tangyu to Sankou, where the entrance fee is sold, but in this season there were none and we walked two thirds of the 36km before we found a cab.
    Similarly, there usually are tourist buses connecting Sankou to Xi'an but this being the off-season we had to take a cab to the highway and then wait for a bus to Xi'an.
    A few things to note: the three of us are athletic hikers, so the pace that is described here should be considered as very fast (i.e. not the Lonely Planet times); if camping is not part of the plan, most of the refuges should be open during the high season (from early May to early October at least).
    We had terrific weather. It was sunny during the three days and below 2500m altitude we could walk in T-shirts, but we were very lucky. Especially during the off-season weather can be a problem (cold, rain, wind and snow?) and hikers should be prepared.
Like any place in China, Taibaishan is affected by the scandalous littering by Chinese tourist.     Up until now I think only the small scale of tourism on the back side of the mountain has saved the path. As it is, milk cartons and sausage wrappers are very reliable path markers.
    Finally there is the absurd problem of the peak being forbidden to foreigners. Contrary to rumor, there are no military installations of any sort nearby. It is a truly absurd rule, which people try to explain as a safety consideration for foreigners.

Tag(s) : #Vie à Xian

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