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Première partie du tour d'Indochine 2007

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Luang Namtha

    L'arrivée à la frontière entre la Chine et le Laos, le 20 Janvier, après une traversée magnifique de la région de Xishuangbana représente évidemment un moment très symbolique de ce voyage. L'épisode du passage de frontière ne pose aucun problème et nous avons nos visas en moins d'une demi-heure. On peut saisir la ruralité du Laos dans ce poste douanier, si différent de son homologue chinois -plus "soviétique"- quelques centaines de mètres plus au nord.
    On prend ensuite pour la première fois le "saegthaew", et ce moyen de transport va nous déplacer tout au long du pays. Il s'agit en fait d'un pick-up qui peut accueillir une quinzaine de personnes.
    On a remarqué sur la carte la ville de Luang Namtha, située en plein milieu d'une réserve naturelle qui s'apparente à une jungle hostile. Suffisamment attractif pour en faire la première étape de notre périple.
    L'arrivée dans la soirée à Luang Namtha nous montre que la notion de ville est très relative tant on a l'impression d'être dans un grand village. On fait notre premier camp et premier feu près d'une rivière où on pourra se laver d'un voyage bien long depuis Kunming.
    Le lendemain, on prend la direction de cette fameuse jungle et on s'apprête à randonner deux jours à travers celle-ci. L'office du tourisme nous a indiqué qu'on allait croiser des villages tribaux et qu'il y avait un certain nombre de règles à respecter dans ces villages. Après trois heures de marche dans un décor comme j'en avais vue nulle part ailleurs que dans les films de guerre indochinoise. Dans celui-ci, moins hostile que redouté, les plantes font la course à la lumière ce qui donne des arbres dont les troncs dépassent les 80 mètres de haut. En passant le premier village tribal, on s'arrête pour dire bonjour ("sa ba di") aux gens que l'on croise, et on fait attention à respecter toutes les règles que l'on avait pu lire dans l'office du tourisme, d'où nous avions pris le plan du trek.



    Le seul problème étant que l'office du tourisme ne nous avait aucunement informé de l'obligation d'être accompagné d'un guide local. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés en slips en train, sans en avoir la moindre idée, de laver notre linge dans la rivière de la forêt sacrée. Cette bévue de taille nous a valu une prise de contact musclée avec les Indigènes qui nous ont pris en sandwich, l'arme en bandoulière (mais pas au poing) pour nous ramener, manu militari, dormir et manger au village, contre une "donation libre" fixée à un prix exorbitant. Notre tentative de sprint dans la jungle le lendemain matin pour s'en débarrasser a été vaine: deux locaux nous ont rattrapés en un rien de temps, malgré leurs tongs, et nous ont escortés jusqu'à l'office du tourisme pour se plaindre de nous.
    L' "éco-tourisme", tel qu'on l'appelle dans cette région du Laos, est encore loin de ce qu'il devrait être. On a sûrement fait une erreur dans la façon de nous déplacer dans cette jungle et à travers ces villages, d'autant qu'il y avait beaucoup de choses à apprendre dans ces tribus reculées. Mais le fait est que, sur le fond comme sur la forme, la façon dont ils se sont comportés avec nous, le fait de nous faire dormir au village mitraillette a la main restera gravé comme un très mauvais souvenir.


Nong Khiaw

    Le 23 Janvier en fin d'après midi, nous arrivons à Nong Khiaw. Après une journée éprouvante dans les transports, on a la surprise de tomber sur un décor qui nous met de bonne humeur :
   




    Après une grosse journée de repos dans les environs, on prend  le bateau en direction de Luang Prabang. La descente de la rivière Nam Ou est magnifique. Dans notre bateau, nous rencontrons deux journalistes allemands qui font un reportage sur cette rivière et ils nous expliquent que celle-ci est un concentré de Laos dans le sens qu'elle a une valeur économique (orpaillage, fabrique de soie sur ses bords), historique (grottes ayant servi de refuge pour se protéger des bombardements américains), et culturelle (villages de minorités ethniques tout le long). La traversée de 10 heures (!) nous permettra de nous rendre compte de la richesse de cette rivière.







    Nous passons devant des chercheurs d'or chinois et, quand nous commençons à leur parler chinois pour aider les journalistes allemands, ils prennent tout de suite leurs distances, ne nous laissant ainsi aucun doute sur l'illélagité de leur activité :









    Le Nam Ou se jette dans le Mékong, tout ça avec un beau coucher de soleil :




Luang Prabang

    Le 25 janvier, nous arrivons à Luang Prabang, l'ancienne cité des rois. La ville est magnifique, et c'est très agréable de se balader dans ses rues bordées de palmiers. Les temples sont très nombreux et on découvre une architecture de temple très différente de celle qu'on peut trouver en Chine.











    La vue qu'on a sur la ville, depuis la colline de Phu Si :



    A une trentaine de kilomètres au sud de Luang Prabang, se trouvent les cascades magnifiques de Kuang Si où nous passerons une demi-journée :



Un plongeon qui ne part pas très bien...

Réservoir An Nam Ngum

    Le 28 Janvier, nous arrivons dans un lac artificiel formé par un barrage vieux de trente ans où les sommets des anciennes collines ne sont maintenant que des petits îlots déserts. Nous avons trouvé un pêcheur pour nous déposer sur une de ces îles où nous avons passé deux jours très tranquilles.



Comme chaque soir, discussion autour d'un feu

Notre campement sur une infrastrucutre en bambou


Vientiane

    Le 30 Janvier, nous arrivons à Vientiane, capitale du Laos. La ville est beaucoup moins charmante que Luang Prabang et cette étape sera marquée par un  triste évènement : Xav se fera voler son appareil photo qui était dans le panier à l'avant du vélo qu'il louait. Deux motards sont passés et l'ont raflé.

Je suis bien petit devant le Boudha allongé à Xieng Khuan (24 kms au sud de Vientiane)...



Les 300 boudhas assis et les 2000 petites figurines de Boudha au Wat Si Saket


Le symbole de Vientiane: Le Pha That Luang


Champassak

    Le 1er Février, nous arrivons à Champassak et cette étape sera uniquement consacrée à la découverte des ruines Khmers de Wat Phu. Cette visite nous donnera un avant-goût de ce qu'on pourra voir à Angkor. Ces constructions ont débuté entre le 6ème et le 8ème siècle et ont été fini en même temps que la période Angkorienne, à la fin du 13ème siècle.





Le riz gluant et sucré à l'intérieur de ces tiges de bambou est exquis

Campement au bord du Mékong avant de reprendre la route en direction des 4000 îles

Les 4000 îles

    Nous sommes le 2 Février et plus que 17 kilomètres et "4000 îles" nous séparent de la frontière cambodgienne. En effet, dans cette région, le Mékong s'élargit et les îles se comptent par centaines ou par milliers (certaines ne font que quelques mètres carrés), surtout pendant la saison sèche.
    Deux de ces îles sont habitées et nous allons passer une journée dans chacune.
    Le premier jour, nous louons des vélos et nous faisons le tour de l'île de Don Khong (34 kilomètres).

A l'extrémité nord de l'île de Don Khong, on peut imaginer que le décor de la saison des pluies est bien différent...

Ce soir-là, nous aurons même la chance d'assister à un lever de lune!

    Le lendemain, on prend la direction de l'île de Don Det, plus au Sud.







Les cascades de Tat Somphamit au sud est de Don Det

Un ancien chemin de fer passait sur l'île du temps de l'époque coloniale et on tombe par hasard sur le reste d'une locomotive

Je tiens à préciser que cette photo a été prise le 3 Février...

Dernier coucher de soleil au Laos, le lendemain à la première heure, nous parcourrons les derniers kilomètres qui nous séparent du Cambodge

Une idée des prix au Laos :
  • 10000 kips = 0.8 euros
  • Budget moyen par jour : 9 euros (NB: nous avons campé partout sauf à Vientiane);
  • Coût des transports : 45 euros pour 1670 kilomètres parcourus, soit 2.7 euros pour une distance de 100 kilomètres;
  • Hebergement en dortoir à Vientiane : 18 000 kips;
  • Chiken laap (spécialité laotienne de poulet à la menthe) : 15 000 kips;
  • Banana pancake (spécialité beaucoup plus canadienne que laotienne mais néanmoins très en vogue du fait du grand nombre de touristes occidentaux) : 10 000 kips;
  • Coca (canette) : 5 000 kips.

A venir : Deuxième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Cambodge

Tag(s) : #Indochine 2007

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