Première partie du tour d'Indochine 2007

Luang Namtha









Le Nam Ou se jette dans le Mékong, tout ça avec un beau coucher de soleil :






La vue qu'on a sur la ville, depuis la colline de Phu Si :

A une trentaine de kilomètres au sud de Luang Prabang, se trouvent les cascades magnifiques de Kuang Si où nous passerons une demi-journée :

Un plongeon qui ne part pas très bien...

Comme chaque soir, discussion autour d'un feu
Notre campement sur une infrastrucutre en bambou
Je suis bien petit devant le Boudha allongé à Xieng Khuan (24 kms au sud de Vientiane)...

Les 300 boudhas assis et les 2000 petites figurines de Boudha au Wat Si Saket
Le symbole de Vientiane: Le Pha That Luang


Le riz gluant et sucré à l'intérieur de ces tiges de bambou est exquis
Campement au bord du Mékong avant de reprendre la route en direction des 4000 îles
A l'extrémité nord de l'île de Don Khong, on peut imaginer que le décor de la saison des pluies est bien différent...
Ce soir-là, nous aurons même la chance d'assister à un lever de lune!



Les cascades de Tat Somphamit au sud est de Don Det
Un ancien chemin de fer passait sur l'île du temps de l'époque coloniale et on tombe par hasard sur le reste d'une locomotive
Je tiens à préciser que cette photo a été prise le 3 Février...
Dernier coucher de soleil au Laos, le lendemain à la première heure, nous parcourrons les derniers kilomètres qui nous séparent du Cambodge
A venir : Deuxième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Cambodge

Luang Namtha
L'arrivée à la frontière entre la Chine et le Laos, le 20 Janvier, après une traversée magnifique de la région de Xishuangbana représente évidemment un moment très symbolique de ce voyage. L'épisode du passage de frontière ne pose aucun problème et nous avons nos visas en moins d'une demi-heure. On peut saisir la ruralité du Laos dans ce poste douanier, si différent de son homologue chinois -plus "soviétique"- quelques centaines de mètres plus au nord.
On prend ensuite pour la première fois le "saegthaew", et ce moyen de transport va nous déplacer tout au long du pays. Il s'agit en fait d'un pick-up qui peut accueillir une quinzaine de personnes.
On a remarqué sur la carte la ville de Luang Namtha, située en plein milieu d'une réserve naturelle qui s'apparente à une jungle hostile. Suffisamment attractif pour en faire la première étape de notre périple.
L'arrivée dans la soirée à Luang Namtha nous montre que la notion de ville est très relative tant on a l'impression d'être dans un grand village. On fait notre premier camp et premier feu près d'une rivière où on pourra se laver d'un voyage bien long depuis Kunming.
Le lendemain, on prend la direction de cette fameuse jungle et on s'apprête à randonner deux jours à travers celle-ci. L'office du tourisme nous a indiqué qu'on allait croiser des villages tribaux et qu'il y avait un certain nombre de règles à respecter dans ces villages. Après trois heures de marche dans un décor comme j'en avais vue nulle part ailleurs que dans les films de guerre indochinoise. Dans celui-ci, moins hostile que redouté, les plantes font la course à la lumière ce qui donne des arbres dont les troncs dépassent les 80 mètres de haut. En passant le premier village tribal, on s'arrête pour dire bonjour ("sa ba di") aux gens que l'on croise, et on fait attention à respecter toutes les règles que l'on avait pu lire dans l'office du tourisme, d'où nous avions pris le plan du trek.

Le seul problème étant que l'office du tourisme ne nous avait aucunement informé de l'obligation d'être accompagné d'un guide local. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés en slips en train, sans en avoir la moindre idée, de laver notre linge dans la rivière de la forêt sacrée. Cette bévue de taille nous a valu une prise de contact musclée avec les Indigènes qui nous ont pris en sandwich, l'arme en bandoulière (mais pas au poing) pour nous ramener, manu militari, dormir et manger au village, contre une "donation libre" fixée à un prix exorbitant. Notre tentative de sprint dans la jungle le lendemain matin pour s'en débarrasser a été vaine: deux locaux nous ont rattrapés en un rien de temps, malgré leurs tongs, et nous ont escortés jusqu'à l'office du tourisme pour se plaindre de nous.
L' "éco-tourisme", tel qu'on l'appelle dans cette région du Laos, est encore loin de ce qu'il devrait être. On a sûrement fait une erreur dans la façon de nous déplacer dans cette jungle et à travers ces villages, d'autant qu'il y avait beaucoup de choses à apprendre dans ces tribus reculées. Mais le fait est que, sur le fond comme sur la forme, la façon dont ils se sont comportés avec nous, le fait de nous faire dormir au village mitraillette a la main restera gravé comme un très mauvais souvenir.
On prend ensuite pour la première fois le "saegthaew", et ce moyen de transport va nous déplacer tout au long du pays. Il s'agit en fait d'un pick-up qui peut accueillir une quinzaine de personnes.
On a remarqué sur la carte la ville de Luang Namtha, située en plein milieu d'une réserve naturelle qui s'apparente à une jungle hostile. Suffisamment attractif pour en faire la première étape de notre périple.
L'arrivée dans la soirée à Luang Namtha nous montre que la notion de ville est très relative tant on a l'impression d'être dans un grand village. On fait notre premier camp et premier feu près d'une rivière où on pourra se laver d'un voyage bien long depuis Kunming.
Le lendemain, on prend la direction de cette fameuse jungle et on s'apprête à randonner deux jours à travers celle-ci. L'office du tourisme nous a indiqué qu'on allait croiser des villages tribaux et qu'il y avait un certain nombre de règles à respecter dans ces villages. Après trois heures de marche dans un décor comme j'en avais vue nulle part ailleurs que dans les films de guerre indochinoise. Dans celui-ci, moins hostile que redouté, les plantes font la course à la lumière ce qui donne des arbres dont les troncs dépassent les 80 mètres de haut. En passant le premier village tribal, on s'arrête pour dire bonjour ("sa ba di") aux gens que l'on croise, et on fait attention à respecter toutes les règles que l'on avait pu lire dans l'office du tourisme, d'où nous avions pris le plan du trek.

Le seul problème étant que l'office du tourisme ne nous avait aucunement informé de l'obligation d'être accompagné d'un guide local. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés en slips en train, sans en avoir la moindre idée, de laver notre linge dans la rivière de la forêt sacrée. Cette bévue de taille nous a valu une prise de contact musclée avec les Indigènes qui nous ont pris en sandwich, l'arme en bandoulière (mais pas au poing) pour nous ramener, manu militari, dormir et manger au village, contre une "donation libre" fixée à un prix exorbitant. Notre tentative de sprint dans la jungle le lendemain matin pour s'en débarrasser a été vaine: deux locaux nous ont rattrapés en un rien de temps, malgré leurs tongs, et nous ont escortés jusqu'à l'office du tourisme pour se plaindre de nous.
L' "éco-tourisme", tel qu'on l'appelle dans cette région du Laos, est encore loin de ce qu'il devrait être. On a sûrement fait une erreur dans la façon de nous déplacer dans cette jungle et à travers ces villages, d'autant qu'il y avait beaucoup de choses à apprendre dans ces tribus reculées. Mais le fait est que, sur le fond comme sur la forme, la façon dont ils se sont comportés avec nous, le fait de nous faire dormir au village mitraillette a la main restera gravé comme un très mauvais souvenir.
Nong Khiaw
Le 23 Janvier en fin d'après midi, nous arrivons à Nong Khiaw. Après une journée éprouvante dans les transports, on a la surprise de tomber sur un décor qui nous met de bonne humeur :


Après une grosse journée de repos dans les environs, on prend le bateau en direction de Luang Prabang. La descente de la rivière Nam Ou est magnifique. Dans notre bateau, nous rencontrons deux journalistes allemands qui font un reportage sur cette rivière et ils nous expliquent que celle-ci est un concentré de Laos dans le sens qu'elle a une valeur économique (orpaillage, fabrique de soie sur ses bords), historique (grottes ayant servi de refuge pour se protéger des bombardements américains), et culturelle (villages de minorités ethniques tout le long). La traversée de 10 heures (!) nous permettra de nous rendre compte de la richesse de cette rivière.



Nous passons devant des chercheurs d'or chinois et, quand nous commençons à leur parler chinois pour aider les journalistes allemands, ils prennent tout de suite leurs distances, ne nous laissant ainsi aucun doute sur l'illélagité de leur activité :




Le Nam Ou se jette dans le Mékong, tout ça avec un beau coucher de soleil :

Luang Prabang
Le 25 janvier, nous arrivons à Luang Prabang, l'ancienne cité des rois. La ville est magnifique, et c'est très agréable de se balader dans ses rues bordées de palmiers. Les temples sont très nombreux et on découvre une architecture de temple très différente de celle qu'on peut trouver en Chine.





La vue qu'on a sur la ville, depuis la colline de Phu Si :

A une trentaine de kilomètres au sud de Luang Prabang, se trouvent les cascades magnifiques de Kuang Si où nous passerons une demi-journée :

Un plongeon qui ne part pas très bien...Réservoir An Nam Ngum
Le 28 Janvier, nous arrivons dans un lac artificiel formé par un barrage vieux de trente ans où les sommets des anciennes collines ne sont maintenant que des petits îlots déserts. Nous avons trouvé un pêcheur pour nous déposer sur une de ces îles où nous avons passé deux jours très tranquilles.

Comme chaque soir, discussion autour d'un feu
Notre campement sur une infrastrucutre en bambouVientiane
Le 30 Janvier, nous arrivons à Vientiane, capitale du Laos. La ville est beaucoup moins charmante que Luang Prabang et cette étape sera marquée par un triste évènement : Xav se fera voler son appareil photo qui était dans le panier à l'avant du vélo qu'il louait. Deux motards sont passés et l'ont raflé.
Je suis bien petit devant le Boudha allongé à Xieng Khuan (24 kms au sud de Vientiane)...
Les 300 boudhas assis et les 2000 petites figurines de Boudha au Wat Si Saket
Le symbole de Vientiane: Le Pha That LuangChampassak
Le 1er Février, nous arrivons à Champassak et cette étape sera uniquement consacrée à la découverte des ruines Khmers de Wat Phu. Cette visite nous donnera un avant-goût de ce qu'on pourra voir à Angkor. Ces constructions ont débuté entre le 6ème et le 8ème siècle et ont été fini en même temps que la période Angkorienne, à la fin du 13ème siècle.


Le riz gluant et sucré à l'intérieur de ces tiges de bambou est exquis
Campement au bord du Mékong avant de reprendre la route en direction des 4000 îlesLes 4000 îles
Nous sommes le 2 Février et plus que 17 kilomètres et "4000 îles" nous séparent de la frontière cambodgienne. En effet, dans cette région, le Mékong s'élargit et les îles se comptent par centaines ou par milliers (certaines ne font que quelques mètres carrés), surtout pendant la saison sèche.
Deux de ces îles sont habitées et nous allons passer une journée dans chacune.
Le premier jour, nous louons des vélos et nous faisons le tour de l'île de Don Khong (34 kilomètres).
Deux de ces îles sont habitées et nous allons passer une journée dans chacune.
Le premier jour, nous louons des vélos et nous faisons le tour de l'île de Don Khong (34 kilomètres).
A l'extrémité nord de l'île de Don Khong, on peut imaginer que le décor de la saison des pluies est bien différent...
Ce soir-là, nous aurons même la chance d'assister à un lever de lune! Le lendemain, on prend la direction de l'île de Don Det, plus au Sud.



Les cascades de Tat Somphamit au sud est de Don Det
Un ancien chemin de fer passait sur l'île du temps de l'époque coloniale et on tombe par hasard sur le reste d'une locomotive
Je tiens à préciser que cette photo a été prise le 3 Février...
Dernier coucher de soleil au Laos, le lendemain à la première heure, nous parcourrons les derniers kilomètres qui nous séparent du CambodgeUne idée des prix au Laos :
- 10000 kips = 0.8 euros
- Budget moyen par jour : 9 euros (NB: nous avons campé partout sauf à Vientiane);
- Coût des transports : 45 euros pour 1670 kilomètres parcourus, soit 2.7 euros pour une distance de 100 kilomètres;
- Hebergement en dortoir à Vientiane : 18 000 kips;
- Chiken laap (spécialité laotienne de poulet à la menthe) : 15 000 kips;
- Banana pancake (spécialité beaucoup plus canadienne que laotienne mais néanmoins très en vogue du fait du grand nombre de touristes occidentaux) : 10 000 kips;
- Coca (canette) : 5 000 kips.
A venir : Deuxième partie du tour d'Indochine 2007 : Le Cambodge

par Karim
publié dans :
Indochine 2007
Article très intéressant publié dans Courrier International
“Les Iraniens détestent les Américains”, “Les Sud-Coréens sont très patriotes”, “L’Inde est en retard sur la Chine”… En cherchant à épingler les opinions préconçues de ses compatriotes, un grand quotidien pékinois a lancé un débat sur les raisons de ces préjugés.
Il y a deux cents ans de cela, l’historien et géographe Wei Yuan (1794-1856), précurseur des réformateurs de la Chine moderne, invitait ses contemporains à “ouvrir les yeux sur le monde”, afin de pouvoir “apprendre les techniques étrangères pour maîtriser les étrangers”. Aujourd’hui, pour pouvoir comprendre la position de leur pays sur la scène internationale, les Chinois se doivent pareillement d’avoir une connaissance objective et rationnelle du monde.
“Notre compréhension du monde est erronée, et nous persistons pourtant à dire que celui-ci nous a trompés” : par cette déclaration, le Prix Nobel indien de littérature [1913] Rabindranath Tagore avait en son temps l’intention de sonner un réveil salutaire. Pour la Chine d’aujourd’hui, elle garde sa pertinence : alors que les Chinois débordent d’indignation et de colère contre ce “monde qui ne comprend pas la Chine”, ils en oublient presque d’envisager que la compréhension qu’ils ont eux-mêmes du monde peut être également entachée d’erreurs de jugement et d’idées reçues.
Première idée reçue : les Iraniens détestent les Etats-Unis
• Beaucoup de médias chinois sont très friands de ce genre d’assertion. Ils n’hésitent pas, pour renforcer leur propos, à coller sur le dos des Iraniens leurs propres partis pris antiaméricains.
ZHANG SHUHUI, envoyé spécial à Téhéran
“C’est dangereux là-bas, en Iran, non ?” “Ils détestent particulièrement les Américains, non ?” Chaque fois qu’un compatriote me pose ce genre de questions, je dois me lancer dans de fastidieuses explications.
Les reportages des médias occidentaux sur l’Iran sont très souvent tendancieux, et la grande majorité des médias chinois a vite fait de “marcher dans les pas de l’Occident”. C’est ainsi que l’Iran tel que le présentent nos médias est un pays habité par un antiaméricanisme violent et haineux, un pays d’incessantes manifestations où l’on brûle des drapeaux américains. En réalité, les reportages de ce genre sont la plupart du temps très éloignés de la vie quotidienne des Iraniens ordinaires et ne reflètent aucunement le véritable visage de la société iranienne.
Lorsque j’ai montré à l’une de mes amies iraniennes les photos que j’avais prises de ces manifestations où l’on crie haut et fort “A bas les Etats-Unis !”, celle-ci, qui est âgée d’une vingtaine d’années, s’est exclamée, surprise : “Mais qu’est-ce que tu es allé faire dans ce genre de manifestations ? Il n’y a rien de vrai, rien n’y est authentique !”“organisées par le gouvernement” et que beaucoup d’Iraniens n’y adhéraient pas, car “elles n’ont aucun sens et, en plus, elles bloquent la circulation”.
L’Iran est certes un pays islamique conservateur, mais, du fait des effets de la mondialisation et de la popularisation rapide d’Internet, la jeunesse iranienne accède maintenant plus facilement à la culture occidentale, justement incarnée par les Etats-Unis. En fait, les jeunes Iraniens ne sont en rien différents des autres jeunes du monde entier : ils aiment porter les dernières Nike à la mode, ils boivent du Coca-Cola et ils s’échangent les derniers potins de Hollywood.
Deuxième idée reçue : les Sud-Coréens, patriotes, boycottent les produits japonais
• Les médias chinois ont tendance à présenter la Corée du Sud du point de vue qui leur fait plaisir. Les [Sud-]Coréens sont dépeints comme de véritables “bêtes politiques” dotées d’une grande fibre patriotique. La preuve, nous dit-on, c’est qu’ils n’achètent pas de produits japonais.
YUAN TAO, envoyé spécial à Séoul
Lorsque je suis arrivé en Corée [du Sud], j’ai demandé à l’un de mes amis, enseignant : “Pourquoi voit-on si peu de voitures japonaises en Corée ?” Il m’a répondu, interloqué : “Qu’est-ce que c’est que cette question ?” Par la suite, j’ai dû admettre que cette question n’avait effectivement aucun sens. C’était aussi absurde que si je demandais systématiquement à mes amis coréens en les voyant : “Pourquoi ne mangez-vous pas de haricots verts ?” Je ne vois vraiment pas ce qu’ils pourraient me répondre. Dans la remarque : les Coréens n’achètent pas de voitures japonaises, il y a un écart certain entre ce que nous voyons et la réalité de la situation. Pour les Coréens, les automobiles coréennes sont de bonne qualité, le service après-vente est excellent et leur prix très abordable. Acheter une voiture coréenne est donc une chose très courante, sans rapport avec un quelconque patriotisme. Si les voitures coréennes tombaient souvent en panne et que leur prix fût élevé, personne n’irait en acheter, même par patriotisme. Mon ami enseignant m’a dit qu’il s’était bien aperçu que les médias chinois avaient tendance à insister sur le patriotisme des Coréens et sur le fait qu’ils n’achetaient que des produits nationaux.
Mais, pour lui, tout cela n’est que l’image que se font les Chinois des Coréens, en fonction de leurs propres préjugés ; car les Coréens, en règle générale, ne sont pas si “politisés” que cela.
Troisième idée reçue : Israël est profondément reconnaissant à la Chine
• La Chine a secouru et a accueilli sur son territoire un grand nombre de Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce pan de notre histoire est brandi par beaucoup de Chinois, qui estiment qu’Israël devrait en conséquence témoigner de la reconnaissance à la Chine dans les affaires internationales.
ZHU JIANHUI, correspondant à Jérusalem
Cela fait presque un an maintenant que je réside en Israël et, chaque fois que je me présente en disant : “Je suis chinois”, je suis très chaleureusement accueilli par mes interlocuteurs, qui s’enquièrent avec curiosité de la situation de la Chine ou me font part de leur grand intérêt pour la culture chinoise. Cet enthousiasme à l’égard de la Chine a souvent sur moi un effet enivrant et exaltant.
Beaucoup de Chinois estiment que l’affection bienveillante des Juifs pour la Chine vient principalement de ce sentiment de gratitude. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Shanghai, avec altruisme et magnanimité, donna asile à environ 20 000 réfugiés juifs en provenance d’Europe centrale. Alors qu’ils étaient désespérés et dans le plus total dénuement, la Chine leur procura secours et assistance, et leur permit de reprendre espoir en l’existence.
Ce point de vue est en partie fondé, mais n’est pas dénué de stéréotypes. Car, au fur et à mesure que disparaissait cette génération de Juifs réfugiés sur le territoire chinois [qui a quitté la Chine après la prise du pouvoir par les communistes, en 1949, comme la plupart des étrangers], cet épisode est devenu en Israël de l’histoire ancienne, recouverte par la poussière du temps. L’Israélien moyen n’éprouve à l’égard de la Chine aucune reconnaissance particulière, il aborde cette contrée orientale avec un état d’esprit tout à fait ordinaire.
Quatrième idée reçue : l’Inde est en retard par rapport à la Chine
• Hormis pour les logiciels informatiques, l’Inde serait très loin derrière la Chine dans tous les domaines ; elle prendrait un malin plaisir à chercher noise à la Chine et serait un pays sale et socialement très instable.
TANG LU, de la rédaction à Pékin
Il y a quelque temps, j’ai accompagné un ami en Inde. Lorsqu’il a vu les crémations pratiquées sur le Gange et les Indiens qui s’y baignaient, mon ami n’a pu s’empêcher de s’exclamer : “Ces Indiens sur les bords du Gange, vêtus de haillons, sont vraiment sales et répugnants.”
La réaction de mon ami était plus que prévisible. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que, pour les hindous, pouvoir se rendre sur les bords du Gange et se baigner dans le fleuve sacré de Bénarès est le rituel le plus important de toute leur existence. Car seul un bain dans les eaux purificatrices du Gange leur permet de se laver des péchés de leur vie présente et leur assure davantage de paix et de bonheur dans leur prochaine vie.
Mais rares sont les Chinois à s’être rendus en Inde, et ce qu’ils savent de ce pays se réduit la plupart du temps à ce que les médias leur en disent. Les contre-vérités et les idées reçues qu’ils colportent à son sujet sont monnaie courante ; sans compter qu’un grand nombre de médias chinois observent l’Inde à travers le prisme des médias occidentaux.
Cette image stéréotypée de l’Inde s’articule toujours autour des mêmes poncifs : la technologie, le rêve qu’a l’Inde de devenir une grande puissance, l’Inde engagée dans une course avec la Chine, mais aussi les conflits religieux et de caste, les catastrophes naturelles et humaines, et, depuis l’année dernière, l’émergence d’un axe sino-indien. Dans l’imaginaire des Chinois, l’Inde est donc ce pays obsédé par l’idée de devenir une grande puissance, mais qui n’aurait pas les moyens de ses ambitions. L’Inde, dans beaucoup de domaines, n’arrive effectivement pas à la hauteur de la Chine. Mais il n’y a pas de quoi s’en gargariser pour autant.
Cinquième idée reçue : la Russie tient tête aux Etats-Unis
• Des dirigeants du Hamas invités à se rendre en Russie, des relations privilégiées avec l’Iran, des ventes d’armes au Venezuela : sur le plan de la diplomatie russe, l’année 2006 a été riche et mouvementée. Ce qui incite bon nombre de mes compatriotes à porter avec une joie manifeste le jugement suivant : la Russie va chercher à redevenir le rival des Etats-Unis qu’elle était.
SHENG SHILIANG, de la rédaction à Pékin
Après la période soviétique et l’ère Eltsine, Poutine revient à la raison : ses décisions, ses réactions et ses prises de position ne sont plus guidées par une ligne idéologique, mais par la considération de ce qui est bon pour les intérêts de son pays et juste dans les affaires internationales. Aujourd’hui, la Russie et les Etats-Unis ne sont pas alliés, mais ne sont pas ennemis pour autant. Ils sont tout autant partenaires qu’adversaires. Ils s’associent quand il le faut et s’affrontent quand il le faut aussi, mais sans chercher la destruction de l’autre. Et ils savent faire des compromis.
Il y a deux cents ans de cela, l’historien et géographe Wei Yuan (1794-1856), précurseur des réformateurs de la Chine moderne, invitait ses contemporains à “ouvrir les yeux sur le monde”, afin de pouvoir “apprendre les techniques étrangères pour maîtriser les étrangers”. Aujourd’hui, pour pouvoir comprendre la position de leur pays sur la scène internationale, les Chinois se doivent pareillement d’avoir une connaissance objective et rationnelle du monde.
“Notre compréhension du monde est erronée, et nous persistons pourtant à dire que celui-ci nous a trompés” : par cette déclaration, le Prix Nobel indien de littérature [1913] Rabindranath Tagore avait en son temps l’intention de sonner un réveil salutaire. Pour la Chine d’aujourd’hui, elle garde sa pertinence : alors que les Chinois débordent d’indignation et de colère contre ce “monde qui ne comprend pas la Chine”, ils en oublient presque d’envisager que la compréhension qu’ils ont eux-mêmes du monde peut être également entachée d’erreurs de jugement et d’idées reçues.
Première idée reçue : les Iraniens détestent les Etats-Unis
• Beaucoup de médias chinois sont très friands de ce genre d’assertion. Ils n’hésitent pas, pour renforcer leur propos, à coller sur le dos des Iraniens leurs propres partis pris antiaméricains.
ZHANG SHUHUI, envoyé spécial à Téhéran
“C’est dangereux là-bas, en Iran, non ?” “Ils détestent particulièrement les Américains, non ?” Chaque fois qu’un compatriote me pose ce genre de questions, je dois me lancer dans de fastidieuses explications.
Les reportages des médias occidentaux sur l’Iran sont très souvent tendancieux, et la grande majorité des médias chinois a vite fait de “marcher dans les pas de l’Occident”. C’est ainsi que l’Iran tel que le présentent nos médias est un pays habité par un antiaméricanisme violent et haineux, un pays d’incessantes manifestations où l’on brûle des drapeaux américains. En réalité, les reportages de ce genre sont la plupart du temps très éloignés de la vie quotidienne des Iraniens ordinaires et ne reflètent aucunement le véritable visage de la société iranienne.
Lorsque j’ai montré à l’une de mes amies iraniennes les photos que j’avais prises de ces manifestations où l’on crie haut et fort “A bas les Etats-Unis !”, celle-ci, qui est âgée d’une vingtaine d’années, s’est exclamée, surprise : “Mais qu’est-ce que tu es allé faire dans ce genre de manifestations ? Il n’y a rien de vrai, rien n’y est authentique !”“organisées par le gouvernement” et que beaucoup d’Iraniens n’y adhéraient pas, car “elles n’ont aucun sens et, en plus, elles bloquent la circulation”.
L’Iran est certes un pays islamique conservateur, mais, du fait des effets de la mondialisation et de la popularisation rapide d’Internet, la jeunesse iranienne accède maintenant plus facilement à la culture occidentale, justement incarnée par les Etats-Unis. En fait, les jeunes Iraniens ne sont en rien différents des autres jeunes du monde entier : ils aiment porter les dernières Nike à la mode, ils boivent du Coca-Cola et ils s’échangent les derniers potins de Hollywood.
Deuxième idée reçue : les Sud-Coréens, patriotes, boycottent les produits japonais
• Les médias chinois ont tendance à présenter la Corée du Sud du point de vue qui leur fait plaisir. Les [Sud-]Coréens sont dépeints comme de véritables “bêtes politiques” dotées d’une grande fibre patriotique. La preuve, nous dit-on, c’est qu’ils n’achètent pas de produits japonais.
YUAN TAO, envoyé spécial à Séoul
Lorsque je suis arrivé en Corée [du Sud], j’ai demandé à l’un de mes amis, enseignant : “Pourquoi voit-on si peu de voitures japonaises en Corée ?” Il m’a répondu, interloqué : “Qu’est-ce que c’est que cette question ?” Par la suite, j’ai dû admettre que cette question n’avait effectivement aucun sens. C’était aussi absurde que si je demandais systématiquement à mes amis coréens en les voyant : “Pourquoi ne mangez-vous pas de haricots verts ?” Je ne vois vraiment pas ce qu’ils pourraient me répondre. Dans la remarque : les Coréens n’achètent pas de voitures japonaises, il y a un écart certain entre ce que nous voyons et la réalité de la situation. Pour les Coréens, les automobiles coréennes sont de bonne qualité, le service après-vente est excellent et leur prix très abordable. Acheter une voiture coréenne est donc une chose très courante, sans rapport avec un quelconque patriotisme. Si les voitures coréennes tombaient souvent en panne et que leur prix fût élevé, personne n’irait en acheter, même par patriotisme. Mon ami enseignant m’a dit qu’il s’était bien aperçu que les médias chinois avaient tendance à insister sur le patriotisme des Coréens et sur le fait qu’ils n’achetaient que des produits nationaux.
Mais, pour lui, tout cela n’est que l’image que se font les Chinois des Coréens, en fonction de leurs propres préjugés ; car les Coréens, en règle générale, ne sont pas si “politisés” que cela.
Troisième idée reçue : Israël est profondément reconnaissant à la Chine
• La Chine a secouru et a accueilli sur son territoire un grand nombre de Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce pan de notre histoire est brandi par beaucoup de Chinois, qui estiment qu’Israël devrait en conséquence témoigner de la reconnaissance à la Chine dans les affaires internationales.
ZHU JIANHUI, correspondant à Jérusalem
Cela fait presque un an maintenant que je réside en Israël et, chaque fois que je me présente en disant : “Je suis chinois”, je suis très chaleureusement accueilli par mes interlocuteurs, qui s’enquièrent avec curiosité de la situation de la Chine ou me font part de leur grand intérêt pour la culture chinoise. Cet enthousiasme à l’égard de la Chine a souvent sur moi un effet enivrant et exaltant.
Beaucoup de Chinois estiment que l’affection bienveillante des Juifs pour la Chine vient principalement de ce sentiment de gratitude. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Shanghai, avec altruisme et magnanimité, donna asile à environ 20 000 réfugiés juifs en provenance d’Europe centrale. Alors qu’ils étaient désespérés et dans le plus total dénuement, la Chine leur procura secours et assistance, et leur permit de reprendre espoir en l’existence.
Ce point de vue est en partie fondé, mais n’est pas dénué de stéréotypes. Car, au fur et à mesure que disparaissait cette génération de Juifs réfugiés sur le territoire chinois [qui a quitté la Chine après la prise du pouvoir par les communistes, en 1949, comme la plupart des étrangers], cet épisode est devenu en Israël de l’histoire ancienne, recouverte par la poussière du temps. L’Israélien moyen n’éprouve à l’égard de la Chine aucune reconnaissance particulière, il aborde cette contrée orientale avec un état d’esprit tout à fait ordinaire.
Quatrième idée reçue : l’Inde est en retard par rapport à la Chine
• Hormis pour les logiciels informatiques, l’Inde serait très loin derrière la Chine dans tous les domaines ; elle prendrait un malin plaisir à chercher noise à la Chine et serait un pays sale et socialement très instable.
TANG LU, de la rédaction à Pékin
Il y a quelque temps, j’ai accompagné un ami en Inde. Lorsqu’il a vu les crémations pratiquées sur le Gange et les Indiens qui s’y baignaient, mon ami n’a pu s’empêcher de s’exclamer : “Ces Indiens sur les bords du Gange, vêtus de haillons, sont vraiment sales et répugnants.”
La réaction de mon ami était plus que prévisible. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que, pour les hindous, pouvoir se rendre sur les bords du Gange et se baigner dans le fleuve sacré de Bénarès est le rituel le plus important de toute leur existence. Car seul un bain dans les eaux purificatrices du Gange leur permet de se laver des péchés de leur vie présente et leur assure davantage de paix et de bonheur dans leur prochaine vie.
Mais rares sont les Chinois à s’être rendus en Inde, et ce qu’ils savent de ce pays se réduit la plupart du temps à ce que les médias leur en disent. Les contre-vérités et les idées reçues qu’ils colportent à son sujet sont monnaie courante ; sans compter qu’un grand nombre de médias chinois observent l’Inde à travers le prisme des médias occidentaux.
Cette image stéréotypée de l’Inde s’articule toujours autour des mêmes poncifs : la technologie, le rêve qu’a l’Inde de devenir une grande puissance, l’Inde engagée dans une course avec la Chine, mais aussi les conflits religieux et de caste, les catastrophes naturelles et humaines, et, depuis l’année dernière, l’émergence d’un axe sino-indien. Dans l’imaginaire des Chinois, l’Inde est donc ce pays obsédé par l’idée de devenir une grande puissance, mais qui n’aurait pas les moyens de ses ambitions. L’Inde, dans beaucoup de domaines, n’arrive effectivement pas à la hauteur de la Chine. Mais il n’y a pas de quoi s’en gargariser pour autant.
Cinquième idée reçue : la Russie tient tête aux Etats-Unis
• Des dirigeants du Hamas invités à se rendre en Russie, des relations privilégiées avec l’Iran, des ventes d’armes au Venezuela : sur le plan de la diplomatie russe, l’année 2006 a été riche et mouvementée. Ce qui incite bon nombre de mes compatriotes à porter avec une joie manifeste le jugement suivant : la Russie va chercher à redevenir le rival des Etats-Unis qu’elle était.
SHENG SHILIANG, de la rédaction à Pékin
Après la période soviétique et l’ère Eltsine, Poutine revient à la raison : ses décisions, ses réactions et ses prises de position ne sont plus guidées par une ligne idéologique, mais par la considération de ce qui est bon pour les intérêts de son pays et juste dans les affaires internationales. Aujourd’hui, la Russie et les Etats-Unis ne sont pas alliés, mais ne sont pas ennemis pour autant. Ils sont tout autant partenaires qu’adversaires. Ils s’associent quand il le faut et s’affrontent quand il le faut aussi, mais sans chercher la destruction de l’autre. Et ils savent faire des compromis.

Guoji Xianqu Daobao (International Herald Leader)
par Karim
publié dans :
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Bonjour tout le monde!
Me voilà de retour à Xi'an, et c'est toujours un immense plaisir que de retrouver ma ville d'adoption après un long voyage.
Chacun de mes voyages réserve son lot de statistiques en tout genre et les chiffres de celui-ci viennent de tomber!
De Kunming à Kunming, du 19 Janvier 2007 au 5 Mars 2007, j'ai parcouru 7236 kilomètres à travers quatre pays.
D'autre part, j'ai passé 171 heures et demi dans les transports, soit l'équivalent de 7 jours et 2 heures.
D'un point de vue financier, j'ai dépensé 141 euros dans les transports durant ce voyage, 46 euros en frais d'hébergements (grâce notamment à beaucoup de nuits de camping sauvage), 68 euros en frais de visas, et enfin 305 euros pour le reste (nourriture, boissons, frais d'entrées des visites, etc...). Soit un total de 560 euros pour 45 jours d'aventures indochinoises.
Me voilà de retour à Xi'an, et c'est toujours un immense plaisir que de retrouver ma ville d'adoption après un long voyage.
Chacun de mes voyages réserve son lot de statistiques en tout genre et les chiffres de celui-ci viennent de tomber!
De Kunming à Kunming, du 19 Janvier 2007 au 5 Mars 2007, j'ai parcouru 7236 kilomètres à travers quatre pays.
D'autre part, j'ai passé 171 heures et demi dans les transports, soit l'équivalent de 7 jours et 2 heures.
D'un point de vue financier, j'ai dépensé 141 euros dans les transports durant ce voyage, 46 euros en frais d'hébergements (grâce notamment à beaucoup de nuits de camping sauvage), 68 euros en frais de visas, et enfin 305 euros pour le reste (nourriture, boissons, frais d'entrées des visites, etc...). Soit un total de 560 euros pour 45 jours d'aventures indochinoises.
J'ajoute à cet article une carte par pays et un tableau détaillé qui vous permettent de suivre, au jour le jour, très précisément, les étapes de ce voyage (une couleur par pays).
Je commence demain la série des articles étape par étape donc restez à l'affût.
A bientôt.
Je commence demain la série des articles étape par étape donc restez à l'affût.
A bientôt.



| Date | Trajet | Moyen de transport |
Prix (Euros) |
Durée |
Distance (kms) |
| 19/01 | Kunming->Mohan | Bus couchette |
20 | 19h | 704 |
| 20/01 | Boten->Luang Namtha |
Pick up |
3 | 1h | 60 |
| 23/01 | Luang Namtha->NongKhiaw | Bus+pick up |
5 |
8h |
250 |
| 25/01 | NongKhiaw->LuangPrabang | Bateau | 8 | 10h | 140 |
| 27/01 | LuangPrabang->VangVieng | Bus | 6.5 | 7h | 228 |
| 27/01 | VangVieng->Reservoir An Nam Ngum |
Pick up | 2 | 2h30 | 106 |
| 30/01 | Reservoir An Nam Ngum->Vientiane | Pick up |
1.2 | 2h30 | 90 |
| 31/01 | Vientiane->Pakse | Bus | 12 | 10h | 607 |
| 01/02 | Pakse->Wat Phou |
Pick up |
1.2 | 1h30 | 40 |
| 02/02 | Wat Phou->4000 îles (Don Khong) |
Bus | 2.3 | 2h | 120 |
| 03/02 | Don Khong->Don Det (4000 îles) | Bateau+pick up |
1.6 | 1h | 15 |
| 04/02 | Don Det->Veun Kham |
Bateau+pick up | 2.4 | 1h | 17 |
| 04/02 | Veun Kham->Strung Teng |
Bus | 4 | 1h | 55 |
| 05/02 | Strung Teng->Phnom Penh |
Bus | 7.2 | 8h | 481 |
| 07/02 | Phnom Penh->Siem Reap |
Bus | 3.2 | 6h | 314 |
| 11/02 | Siem Reap->Phnom Penh | Bus | 2.8 | 6h | 314 |
| 14/02 | Phnom Penh->Sihanoukville | Bus | 3.6 | 4h | 226 |
| 18/02 | Sihanoukville->Saigon |
Bus | 12.8 | 11h | 473 |
| 20/02 | Saigon->Dalat | Bus | 17.6 | 7h | 298 |
| 22/02 | Dalat->Nah Trang |
Bus | 0* | 6h | 213 |
| 24/02 | Nah Trang->Hoi An |
Bus | 0* | 12h | 508 |
| 26/02 | Hoi An->Ninh Binh |
Bus | 0* | 16h | 721 |
| 28/02 | Ninh Binh->Hanoi | Bus | 1.4 | 2h | 90 |
| 01/03 | Hanoi->Baie d'Halong |
Bus | 6.4 | 3h | 160 |
| 02/03 | Baie d'Halong->Hanoi | Bus | 0 | 3h | 160 |
| 04/03 | Hanoi-> Lao Cai |
Train assis dur |
7.2 | 9h | 380 |
| 05/03 | Hekou->Kunming | Bus | 10 | 12h | 466 |
| Total | 141 |
171h30 |
7236 |
* Les 3 trajets qui suivent le saigon->dalat ne sont pas gratuits. Il s'agit en fait d'un ticket "open" que jai acheté à Saigon (à 17.6 euros donc) et qui permet de s'arreter dans toutes les villes entre Saigon et Hanoi et de repartir quand bon nous semble.
par Karim
publié dans :
Indochine 2007
Le voyage s'arrete ici a Hanoi, capitale du Vietnam. La semaine qui vient de s'ecouler aura ete tres agreable entre nature et culture vietnamienne, de la magnifique baie d'Halong aux rues tres vivantes de Hanoi en passant par la jungle de Cuc Phuong. Il ne me reste maintenant "qu'a" rentrer a Xian, ce qui s'avere etre une aventure en soi... En effet, avec Sylvain, nous avons un billet de train (en "assis dur", bien sur!) jusqu'a la frontiere chinoise et apres...plus rien! On ne sait pas trop comment ca va se passer et on a eu des echos tres differents sur les trajets, sur les distances et sur les durees entre la frontiere et Kunming, la capitale du Yunnan. Et une fois la bas, on craint que les trains soient tous bondes du fait de la rentree scolaire. Ca se finira donc peut etre en "debout" pour le trajet de 36 heures jusqu'a Xi'an...
Des mon retour, je prepare les articles pleins de photos et je les mets en ligne le plus tot possible.
Des mon retour, je prepare les articles pleins de photos et je les mets en ligne le plus tot possible.
par Karim
publié dans :
Indochine 2007







