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卡基母的BLOG



Ni men hao! 你们好!

Petite présentation pour ceux qui ne me connaissent pas : arrivé à Xi'an (centre la Chine) en Juillet 2005, j'effectue un double diplôme d'ingénieur français chinois Centrale Nantes/ Xian Jiaotong University. Ma spécialité est le management engineering orienté environnement. Je suis en Chine pour une durée de 2 ans.

Ce blog est un bon moyen pour vous tenir au courant de mes aventures en Chine.

N' hésitez pas à commenter les articles.
Me contacter par mail :
karim.fahssis@gmail.com

Bonne navigation!

Karim  卡基母 


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Vendredi 15 décembre 2006

Etape 

Date d'arrivée

Lieu

Province

Protagonistes (+moi)

P

17/08

Lac Saymar/Yining

Xinjiang

Dombs, Piers


Article écrit avec la collaboration de Dombs

Jour 50 : Jeudi 17 Août 2006

    Lorsque nous quittions Kashgar, Pat venait de nous quitter, et il restait donc Piers, Dombs et moi pour continuer l'aventure a travers le Xinjiang...
    L'etape suivante est Yinning. Piers va y rendre une visite à une amie, c'est l'occasion pour Dombs et moi de rejoindre un lac - Salimu Hu 2070 m - perché sur un plateau à quelques  120km de  Yinning située dans le fond de la vallée de la riviere Ili He qui se jette dans un grand lac au Kazakhstan...
    Le car couchette qui nous mene de Kashgar a Yinning longe le lac avant d'arriver a destination...Il est presque minuit lorsqu'un des chauffeurs nous fait la faveur de nous laisser descendre sur les rives - Dombs et moi - malgré les quelques altercations qui ont parfumé ce voyage d'une ambiance qui pourrissait au fur et a mesure de notre avancée.
    Nous voila bien reposés. On entame alors une petite randonnée nocturne. La lune se lève et éclaire notre chemin. Le lac reflète sa lumière, mais ne nous empêche pas d'assister à un magnifique nuage d'étoiles, notre lampe torche ne sert à rien...Après 35h de car, c'est une nouvelle sensation de liberté qui nous gagne à nouveau. Apres quelques kilomètres de marche on s'installe près de l'eau.

Jour 51 : Vendredi 18 Août 2006

    Quelle surprise de voir au reveil un pareil spectacle que nous ne soupçonnions pas la veille: le ciel complètement nu de nuage. On peut apprécier un calme et une sérennite qui enchantent ce lac, bordé partout de montagnes.


    On continue alors notre avancée vers l'Ouest. Arrivés a la borne du km 16, on fait une halte dans un petit bourg kazakh - ou pluôt un regroupement de maisons...







    Le ravitaillement en pommes et raisins secs se transforme en une petite pause et en une bonne prise de contact avec le commerçant qui nous reçoit. Ce dernier accepte de garder nos gros sacs pour la journée...On revient en fin de journée lui dit-on. Désormais léger, on décide de s'attaquer a une des multiples montagnes qui gardent cette gigantesque et merveilleuse marre d'eau. Il faut dire qu'on a vraiment le choix. Trop de possibilités...crête ou vallée...? On commence alors une marche qui va nous sembler interminable! Les illusions d'optiques vont nous suivrent jusqu'à atteindre le pied de la crête choisie au menu du lac Salimo Hu...Cette montagne qui paraissait si près, est à plus de 15 km, les yourtes ne sont que de petits points blancs qui mettent un temps fou à grossir...et lorsqu'on en passe une, on aperçoit un nouveau nuage de points blancs qui s'accumulent sur ces immenses prairies qui nous donnent une impression de marcher sans avancer...
   
Malgré tout, on arrive au pied de notre crête : après avoir acumulé une bonne fatigue, il est temps de monter! Les 2 heures d'ascension sont d'une intensité incroyable. Le lac grossit à vue d'oeil, on commence enfin à apercevoir ce qu'il se passe derrière ce meme paysage qui nous envahit depuis notre réveil...





    On rencontre un berger avec lequel on passera la dernière pause avant l'objectif...




    Nous sommes enfin arrivés!!! De l'autre côté, c'est le Kazakstan - a quelques 50 km - mais une autre chaine de montagnes nous empêche d'avoir un grand panorama. Mais celui qui nous importe, c'est bien évidemment celui du lac! D'ailleurs le fameux bourg qui garde nos sacs n'est même pas visible...





    Le soleil ne vas pas tarder a se coucher, il est grand temps de partir. La descente se fait par la crête voisine.

    Arrivés en bas de la montagne, il fait presque noir. On cherche déserpérement une moto qui puisse nous conduire au village... mais en vain! On s'active pour rejoindre la petite route qui longe tout le lac pour sauter dans un quelconque véhicule qui nous ramènerait là bas. De nouveau, cette marche nous semble ne jamais se finir. Les phares des voitures sur la route paraissent si loin! Enfin, nous voila sur du bitume...On ne sent plus nos jambes, notre avancée est purement mécanique...c'est alors que l'on aperçoit la borne kilométrique 23...Il est presque 22h, et on avait naïvement dit au commerçant que l'on arriverait en fin d'apres midi pour nos sacs ( à la borne 16...). Il nous reste alors encore 7 km a parcourir...Le froid commence à gagner nos jambes, nos mains...il contraste avec le soleil qui a chauffé cette merveilleuse journée. On se met alors à courrir pour se rechauffer un peu, et à chaque passage d'une voiture, nos demandes d'embarquement pour nos derniers kilometres ne sont que peines perdues...

    On arrive finalement a 23h! Apres avoir récupéré nos sacs, on ne peut que faire 15 metres pour s'éloigner des quelques yourtes et planter notre maisons à nous...

Jour 52 : Samedi 19 Août 2006

    Aujourd'hui, Piers et son amie Gulnaz doivent nous rejoindre au lac. Notre activité ne sera aucunement physique. Yarlan - le fils du commerçant - et Djaidar, ( deux enfants de 11 ans) son meilleur ami, nous ont accompagné pendant toute cette journée où nos courts déplacements n'ont pas dépassé la limite d'une centaine de mètres...
    Djaidar apprend à Dombs à jouer de la Dombra, instrument Kazakh à corde, tandis que tout excité, il apprivoise en quelques instants le Ukulele...Les habitants du bourg viennent chacun leurs tour auprès de notre tente, complètement étonnés de trouver là 2 étrangers...Certains nous demandent de façon tellement innocente comment faisions nous pour vivre à 2 dans ce "petit yourte"...En effet, les semi nomades Kazakhs ne vivent que de juin à octobre sur ces prairies du lac. Le reste de l'année tout est gelé, et ils emmènent faire pâturer l'immense bétail - moutons, chèvres, vaches - de la région dans les plaines de basses altitudes.



    Yarlan, le fils du commerçant:


   Une petite baignade dans une eau bien fraiche. Le lac est à plus de 2000 mètres d'altitude...


    Puis, on commence à attendre Piers et Gulnaz qui doivent arriver en fin d'apres midi, à la borne 16. Encore un RDV dont on possède le secret!


    Les enfants Kazakhs du village nous tiennent compagnie pendant l'attente:




    Le soir, juste après les retrouvailles, on a droit à un festin chez le père de Yarlan...avec des brochettes de moutons. Enfin de la vraie viande!!! Cela faisait 2 jours qu'on s'alimentait à base de pain, de raisins secs et de pommes... On dormira ensuite dans le yourte que possède le père de Yarlan:



Jour 53 : Dimanche 20 Août 2006

    Piers, très courageux, se réveille pour assister au lever du soleil sur le lac:


    On présente ensuite Piers et Gulnaz à nos nouveaux "potes": Yarlan et  Djaidar.


    Dombs montre ses progrès à la Dombra, la guitare traditionelle Kazakh:


    On improvise quelques galops à cheval. Il faut dire que le terrain est idyllique, on ne peut réver mieux!




    Une dernière baignade dans le lac avant de quitter le lieu qui m'a le plus plu des vacances, par l'authencité des gens qui y vivent et par la splendeur du site.


    Le départ est assez émouvant, Yarlan s'aggripe à sa mère, comme pour cacher son cafard...Son père nous conduit ensuite sur la route à 16 km du village.


   La fin de journée approche, et notre dernière incertitude approche : trouver un moyen d'arriver a Yinning le soir meme, à 120 km, où nous serions logés chez la tante de Gulnaz.
    L'acharnement à faire du stop finit par payer!!! Un poids lourd nous pêche pour 10 yuans par personne...Il ne dépassera jamais les 50km/h...Mais on est plus à ça près...
    Arrivé à Yinning, on rencontre la tante de Gulnaz qui est très accueillante, puis on sort manger dans cette ville qui est la plus mélangée des villes dans lesquelles on est passé au Xinjiang: Hans, Ouigours et Kazakhs ont l'air équitablement répartis au sein de la population.

Jour 54 : Lundi 21 Août 2006

    Cette journée sera un cauchemar pour Dombs, qui passera la journée à l'hôpital de Yinning, où -heuresement- la tante de Gulnaz est infirmière, à cause d'une intoxication alimentaire due à un mélange "lait de jument, bière, brochettes d'agneau". C'est toujours les plus préventifs qui se font avoir...!
   
Jour 55 : Mardi 22 Août 2006

   Dombs sort de l'hôpital et la tante de Gulnaz nous offre, comme le veut la tradition lorsque des gens du voyage sont de passage, un chapeau Kazakh et une serviette chacun. Ces chapeaux ne nous quitteront pas jusqu'à Xi'an!


    Une dernière photo avec cette famille adorable dont l'hospitalité sera un des plus précieux souvenirs de mon voyage:


Jour 56 : Mercredi 23 Août 2006

    Jour de voyage en car: direction le Nord du Xinjiang pour la dernière grosse étape: le lac Kanas, à la frontière russe.
    Avant de prendre le car, un petit "de Hami à Turfan" pour mettre de l'ambiance dans la gare routière, en vain cette fois ci...
   







A venir :
China tour 2006 n° 13:
Le lac Kanas
Jeudi 14 décembre 2006


Etape 

Date d'arrivée

Lieu

Province

Protagonistes (+moi)

N

13/08

Kashgar

Xinjiang

Dombs, Pat, Piers

O 14/08 Lac Karakul Xinjiang Dombs, Pat, Piers


Jour 46: Dimanche 13 Août 2006

    Nous arrivons à Kashgar dimanche vers 12h (heure du Xinjiang car ici, si officiellement la province est à l'heure de Pékin, tout le monde se fixe a l'heure du Turkestan) où nous avons pris le temps de nous perdre dans le plus grand bazar de l'Asie centrale, tout en dégustant de délicieuses brochettes d'agneaux - dans le Xinjiang, une journée sans une orgie de viande ne peut etre tolerée!
    Dans ce carrefour historique de la route de la soie, les temples bouddhistes ont laissé place aux mosquées et la bière est absente des menus. A vrai dire on a un peu mal a croire que l'on est en Chine dans cette region et encore plus à Kashgar. La langue Ouigour résonne dans les bus, dans les marchés et dans chaque recoin de la ville...

    Voici quelques photos prise dans le marché de Kashgar:





    Pat, Piers et moi face à beaucoup d'Ouigours à la sortie du marché:


    Dans un coin du marché, on pénètre dans une salle où les gens misent sur un combat de coqs:


    Puis, nous allons visiter la belle mosquée de Kashgar, celle qui compte le plus grand nombre de fidèles en Chine.

  
    On se dirige ensuite sur
l'unique route qui relie la Chine au Pakistan, et qui part du Sud Ouest de la ville. On étudie le plan pour atteindre es montagnes du Pamir pour une virée de 2 jours et on attend qu'un camion nous prenne en "stop" (les guillemets signifient qu'il s'agit d'un stop payant...):


    On attend une bonne heure et, à la tombée de la nuit, un adorable chauffeur ouigour nous prend et nous monte à 3600 mètres d'altitude, sur les bords du lac Karakul, où l'on se dépêche de poser le bivouac et de dormir pour récupérer un peu d'énergie dont on aura grandement besoin le lendemain...

Jour 47: Lundi 14 Août 2006

    Au programme de la journée, une randonnée dans les alentours du lac Karakul. Je plante le decor : ce lac culmine à 3600 m sous le regard de 3 monts enneigés (le premier à 6500m, le deuxième a 7546 et le plus haut à 7719m...!), le tout a quelques 20 km du Tadjikistan.
    Le réveil est assez dur pour moi, et je me demande qui est cet homme qui me regarde avec un chapeau bizarre:

  
    Il s'agit d'un Kirghiz, son chapeau est différent de celui des ouigours, il habite dans le village que l'on a traversé avant d'arriver sur les bords du lac.
    Puis on monte sur une petite colline, pour se donner une idée du chemin que l'on va emprunter:

   
    Les nuages cachent malheuresement les monts enneigés mais pas assez pour qu'on ne puisse pas prendre conscience de l'immense potentielle beauté de l'endroit.
    Puis c'est parti pour la marche, aux côtés des buffles pour commencer:
 
    Première pause dans un village Kirghiz où on sympathise avec les habitants pendant que Pat et Piers passent des coup de télephone à l'ambassade pour gérer le problème de passepot de Pat (depuis la frontière de Tadjikistan, c'est possible!). Dombs avec le chapeau d'un des Kirghizes:


    A la sortie du village, une mosquée:


    Puis on commence la montée, on vise un sommet à plus de 4500 mètres.
    Dès que l'on prend un peu d'altidude, la vue sur le lac est splendide:



    A la pause déjeûner, Dombs nous chante l'hymne des vacances : "De Hami à Tourfan..."


    La vue vers le Sud et la on peut voir la route qui traverse la frontière du Pakistan, quelques 200 kilomètres plus loin...


     Malheuresement, notre randonnée doit s'arrêter plus tôt que prévu à cause d'une pluie fine mais très froide sur la montée du dernier col. Nous esperions toucher un peu de glace avant de redescendre, mais cette journée a quand même été bien pleine. Une halte dans une famille Kirghiz nous permet de nous rechauffer un peu avant de retrouver le lieu du bivouac...
    Sur le chemin du retour au bivouac, après la tempête:
    
    Avant de dormir, on mange tout ce qu'il nous reste (et c'est pas suffisant!) puis on plannifie le retour sur Kashgar du lendemain matin.

Jour 48: Mardi 15 Août 2006

   Belle surprise au réveil, les nuages se sont levés, on peut distinguer les monts enneigés qui entourent le lac. La matinée sera magnifique: on est émerveillé devant le spectacle, en attendant sur la route un camion venant se la frontière Pakistanaise et qui descendrait sur Kashgar.
    Le village derrière lequel on a bivouaqué les deux dernières nuits:




    Celui qui lève les bras bêtement devant ce mont à 7719 mètres, c'est moi!



    Elle fait rêver cette crête, qui monte doucement à presque 8000 mètres!


    Les camions se sont faits attendre et on a du se diviser en deux groupes de deux. RDV devant la mosquée de Kashgar, des RDV comme ça, c'est pas tous les jours qu'on en donne!
    Arrivés à Kashgar, on prend un dernier dîner avec Pat, que l'on accompagne ensuite à l'aéroport pour un vol d'abord pour Urumqi, puis Pékin, puis Paris.
    Quant à nous trois, on se dirige vers l'hôtel de la gare routière d'où l'on prendra le car le lendemain matin pour 40 heures jusqu'au lac Saymar, à la frontière du Kazakhstan.
    Sur le chemin de retour à l'hôtel, la place de la mosquée de Kashgar est désertique:
   

Jour 49: Mercredi 16 Août 2006

    Cette journée se passera dans un car dirigé plein Nord vers le Kazakhstan...





A venir :
China tour 2006 n° 12:
Yinning et le lac Saymar
Mardi 12 décembre 2006

Etape 

Date d'arrivée

Lieu

Province

Protagonistes (+moi)

M

10/08

Tourfan

Xinjiang

Dombs, Pat, Piers, XiangKun


    Jour 43: Jeudi 10 Août 2006


    On arrive à la gare de Tourfan vers 4:00 du matin et on finit notre nuit comme on peut dans la gare, avec la palme pour Pat qui a réussi à dormir deux bonnes heures à l'entrée des toilettes de la gare...Ensuite, on se dirige à la gare routière pour acheter les billets de car pour Kashgar (2 jours après) et pour laisser le poids à la consigne. En effet, on est 5 avec 5 sacs remplis pour deux mois, on peut laisser du poids et repartir avec deux sacs mais cela demande une certaine réorganisation, ce que l'on fait en plein milieu de la gare:



    Puis, c'est parti pour la première journée dans la dépression de Tourfan. Cette ville est située en plein coeur d'un oasis à 150 mètres sous le niveau de la mer. En été, le thermomètre monte souvent jusqu'à 50°! On décide d'explorer une cité en ruines, à l'Ouest de Tourfan: les ruines de Jiaohe, sur un plateau entouré de deux rivières.

    De l'autre bord d'une des rivières, on peut observer les premières ruines de cette forteresse défendant la frontière pendant la dynastie Han:


   On se rend aussi très vite compte que la spécialité de Tourfan est le raisin, des maisonnettes étranges comme celle que l'on voit sur la photo sont présents tout au long de notre chemin. Ils servent à faire du raisin sec en laissant passer le vent dans les 4 directions:


    A l'intérieur de ces maisonnettes:


    Raisins, raisins secs:


    On monte sur ce plateau sur lequel se situe la cité de Jiaohe:





    Puis, on longe le plateau par la rivière de côté Nord, on se dirige vers l'Ouest pour avoir un beau coucher de soleil dans la dépression:


    Et on ne sera pas déçu du spectacle:  


    Pat et Dombs s'amusent devant un des plus beaux couchers de soleil de l'été:


    Et on plante nos deux tentes près de la rivière après s'être douché dans celle-ci.  

    Jour 44: Vendredi 11 Août 2006

    Au réveil, on range les tentes avec de plus en plus d'organisation:  


    On se dirige vers le minaret Emin (datant de 1777), l'édifice est très beau mais le parc construit autour est détestable:


    Dombs prend une photo de nous 4 pendant que l'on se repose de manière pas très courante:

   
    Puis, on marche dans les rues de Tourfan, vers le centre ville.


    On passe l'après midi à jouer aux cartes en se gavant de raisin dans des vignes :


    Le Soir, Xiang Kun nous quitte pour retourner travailler. On dort dans un hôtel avec piscine (pour 3 euros...)!

    Jour 45: Samedi 12 Août 2006

    Cette journée se passera dans un car dirigé plein Ouest vers Kashgar, et l'Asie centrale...





A venir :
China tour 2006 n° 11: Kashgar
Dimanche 3 décembre 2006
Comme vous avez pu le constater, la suite des articles sur le tour de Chine se fait attendre. Il en reste une dizaine qui seront tous en ligne d'ici fin Décembre. J'ai une soutenance dans une semaine, ce qui me prend énormement de temps en ce moment.
En attendant, je mets en ligne un texte écrit par Sylvain, un ami français qui étudie aussi à la faculté Jiaoda et qui a eu droit à une séance de sensibilisation sur le SIDA, dédiée à des universitaires chinois en deuxième et troisième année de licence...


La semaine dernière on nous a distribué (dans une classe de lettres chinoises modernes et classiques, constituée d'élèves chinois en deuxième et troisième année de license) un questionnaire sur le SIDA. Le but était, semble-t-il, d'évaluer les connaissances des étudiants sur la maladie. Jusque là, la démarche est louable. Là où ça se gâte un peu, c'est quand on arrive au sondage d'opinion sur la maladie et les personnes qui en sont atteintes. Je vous en livre la traduction, non sans vous rappeler qu'une traduction peut impliquer un brin de subjectivité.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus important pour prévenir et contrôler la transmission et la propagation du SIDA? (plusieurs choix possibles)
1) La fidélité et la droiture, le respect de la morale
2) Une lutte ferme contre la pornographie, la prostitution et la drogue
3) Le contrôle strict des produits sanguins
4) Une action pour une prise de conscience de l'importance de se protéger


Dans la série de questions qui suit, il s'agit de donner son avis en choisissant parmi des choix allant de "complètement d'accord" à "pas du tout d'accord":


_La plupart des malades du SIDA doivent s'en prendre à eux-mêmes.
_La plupart des malades du SIDA méritent leur sort.
_Les personnes séropositives ne devraient pas être autorisée à manger dans les mêmes restaurants que les autres personnes.
_J'aurais peur de contaminer ma famille ou mes amis si je travaillais avec un malade du SIDA.
_Un enfant dont un des deux parents a été contaminé par le SIDA ne devrait pas vivre avec eux.
_J'estime que les malades du SIDA ont droit aux mêmes soins et à la même protection que les autres malades.
_Il faut faire particulièrement attention à donner des soins au malades du SIDA.
_Si quelqu'un contracte le SIDA en consommant de la drogue par voie intra-veineuse, c'est bien fait pour lui.
_J'estime que les femmes qui transmettent le VIH à leur enfant en leur donnant naissance devraient être jugées pour mauvais traitement sur enfants.
_Les comportements homosexuels devraient être illégaux.
_J'ai plus de compassion pour les personnes qui contractent le SIDA par transfusion que pour celles qui le contractent par consommation intra-veineuse de drogue.
_Le compagnon d'un malade du SIDA homosexuel a le droit d'être traité avec autant de politesse et de respect que le compagnon d'un malade du SIDA hétérosexuel.
_Il faut traiter les malades du SIDA avec autant de respect et de politesse que les autres personnes.
_Si je découvrais qu'un(e) de mes ami(e)s est homosexuel(le), je ne voudrais plus être ami(e) avec lui(/elle).
_Les enfants et les adultes qui contractent le SIDA par transfusion méritent plus  d'être soignés que les personnes qui l'ont contracté en prenant des médicaments par voie intra-veineuse.*
_J'éprouve peu de compassion pour les personnes qui ont contracté le SIDA à cause de leur débauche sexuelle.
_J'éprouve de la compassion pour la souffrance des malades du SIDA.
_Je suis prêt à faire un geste pour les malades du SIDA, et pour rendre leur vie moins dure.
_Si je savais qu'il y a dans son école un professeur homosexuel, j'aurais peur que mon enfant contracte le SIDA.
_Je pourrais avoir peur de contracter le SIDA en ayant des contacts sociaux avec un homosexuel malade du SIDA.

*C'est assez incroyable pour mériter d'être vérifié, n'hésitez pas. Cependant, le dictionnaire Wenlin me donne "application of medicine" dans le texte original, le Robert et Collins mini me traduit "medicine" par "médecine" ou "médicament", et le Cambridge Dictionary of American English semble confirmer ces deux traductions.


Voilà, rappelons qu'une importante partie des malades du SIDA de Chine ont contracté la maladie en vendant leur sang, pas à des particuliers, dans des conditions d'hygiène lamentables. Notons aussi que si l'on est victime de son éducation, on l'est d'autant plus que celle-ci est mauvaise. Or, les connaissances du Chinois moyen sur la maladie sont assez minces. Dès lors, des questions ne prêtant peut-être pas, pour certains, à polémique, celles sur le sort mérité des consommateurs de drogue, ou la responsabilité d'une mère malade dans le sort de son enfant par exemple, restent de celles qui valent d'être débattues. Nuançons toutefois nos réactions à ce questionnaire: son but est sans doute de cerner les clichés et la discrimination dont souffrent les personnes malades, pour lutter contre par le biais de l'éducation. J'avance cela sans peur des sarcasmes des plus cyniques parce que le gouvernement a lancé une politique volontaire (même si un peu naïve) de sensibilisation de la population au problème du SIDA (hier encore, a été organisé un mouvement "d'accolades aux malades du SIDA").  Pour ma part, je trouvais intéressant de faire connaître le contenu de ce questionnaire, car s'il a pour objectif louable de creuser les tranchées du combat contre l'ignorance sur la maladie, la lutte promet, au vu des questions, d'être longue.

par Karim publié dans : Autres
Jeudi 16 novembre 2006


Etape 

Date d'arrivée

Lieu

Province

Protagonistes (+moi)

L

09/08

Hami

Xinjiang

Dombs, Pat, Piers, XiangKun



Jour 41: Mardi 8 Août 2006

    C'est notre deuxième jour de train, le plus long voyage que j'ai jamais fait en train. Il nous reste encore cette journée et la nuit à passer dans le train. Celui-ci devrait arriver à Hami le lendemain à 6 heures du matin où l'on a un RDV boiteux avec Piers.
Bizzarement, le voyage se passe très bien et d'un confort que j'étais loin d'imaginer...
Ayant trois places assises, on choisit une stratégie où je dors par terre sous les sièges, Pat au dessus de mois avec ses jambes sur le siège d'en face et Dombs s'allonge sur ma place assise et la sienne! Tout ça met de bonne humeur au réveil:


    Les activités durant ce voyage sont limitées à la lecture de romans et de cartes pour plannifier les prochaines étapes du périple:


    Il y a aussi bien sûr les parties de carte infinissables pendant lesquels tout le wagon se mêle au bon déroulement du jeu. Ici, c'est même le contrôleur du train qui aide Dombs à trier son jeu!


    Quand vient l'heure pour les passagers de dormir, Dombs sort le Yukulélé (guitare miniature) et met un peu de folie dans le voyage.



    Jour 42: Mercredi 9 Août 2006

    On arrive à l'heure à Hami et très bonne nouvelle: Piers est là! C'est réussi, le RDV qu'on lui avait donné par mail sans avoir aucune confirmation de sa part avant de prendre le train est un succès!
Hami, c'est la première ville à l'Est du Xinjiang. C'est donc le point de départ des aventures dans le far west chinois. On a entendu parler d'un lac salé à 165 kilomètres au nord de Hami. C'est là qu'on passera la journée avant de prendre le train le soir même pour Tourfan.

    On arrive au lac et on monte la montagne qui lui fait face pour avoir un joli panorama:



    On arrive en haut et la vue est grandiose, le lac est plus salé que l'on pouvait le croire:


    Les photos de groupe pour fêter les retrouvailles:





    Dombs analyse les directions sous le regard de XiangKun:


    Petite pause en musique avant de redescendre:


    Ca fait plaisir de retrouver Piers, et la seule casquette RedSox du Xinjiang!


    Il est difficile de marcher sur la partie asséchée du lac, recouverte de sel, car on s'enfonce très vite.


    On tombe sur un village Kazakh en bas:




    On retourne sur Hami et, avant de prendre le train pour Tourfan, on profite de la spécialité de la ville, le melon. En chinois, melon se dit "cucurbitacée de Hami" (哈密瓜). Malheuresement, ce qui est censé être le meilleur melon de Chine n'arrive pas à la cheville du melon que l'on peut manger en France ou au Maroc...


    On prend ensuite la direction de Tourfan et une nouvelle nuit passé dans un train, la troisième d'affillée!





A venir :
China tour 2006 n° 10: Tourfan
 

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